Ligue des champions: Les duels au sommet de la finale madrilène
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Ligue des championsLes duels au sommet de la finale madrilène

Deux grands gardiens, des défenseurs solides, des milieux inspirés et des stars en attaque: la finale Real Madrid - Atletico Madrid, samedi à Lisbonne, sera riche en duels.

Casillas-Courtois

Le Real attend sa dixième Ligue des champions depuis 12 ans et s'il soulève la Coupe, Casillas décrochera lui sa troisième C1. Car le gardien du Real était déjà là en 1999 (titulaire contre Valence, 3-0) et surtout en 2002 à Glasgow, où était née la légende de San Iker. Remplaçant au coup d'envoi face au Bayer Leverkusen, il était entré en jeu après la blessure de Cesar et avait préservé par quelques miracles la victoire madrilène (2-1). Samedi il débutera, mais son statut a changé. Le titulaire en Liga, c'est Diego Lopez. Mais en lui laissant la Ligue des Champions, Carlo Ancelotti lui a peut-être fait un immense cadeau: être le capitaine de la «decima».

En face, Thibaut Courtois est à 22 ans l'un des très grands gardiens du futur. Prêté à l'Atletico par Chelsea depuis trois saisons, le géant belge (1,99 m) a géré sans souci sa double confrontation face aux Blues en demi-finale. Manifestement pas pressé de rentrer à Londres, Courtois pourrait s'attarder encore un peu à Madrid après un Mondial où il peut viser haut avec les Diables Rouges.

Ramos-Costa

Après une cohabitation souvent difficile avec Mourinho puis un début de saison moyen, Sergio Ramos finit la saison au sommet. Monstrueux en demi-finale contre le Bayern Munich, il avait été infranchissable en défense et avait inscrit un doublé au match retour. Mais samedi, qui va-t-il trouver sur sa route ?

Diego Costa est l'habituel avant-centre de l'Atletico et sa saison est un triomphe avec 36 buts en 51 matches. Mais lui finit sur les rotules et met son physique en danger. Touché à la cuisse, il est parti à Belgrade pour suivre un traitement à base de placenta de jument, sa dernière chance de disputer cette finale. L'absence de l'Hispano-Brésilien, 25 ans, serait un énorme handicap pour les Colchoneros.

Koke-Modric

«Il est appelé à être à la baguette en sélection pour les dix prochaines années». Le compliment est signé Xavi, 130 sélections avec l'Espagne, et il vise Koke. A à peine 22 ans, Koke est l'élément central du jeu de l'Atletico, suffisamment fort techniquement et solide physiquement malgré un gabarit moyen (1,78 m, 74 kg) pour évoluer indifféremment comme meneur, milieu excentré ou milieu défensif. Cette saison, celui qui est né à Madrid et a toujours joué à l'Atletico a donné 17 passes décisives toutes compétitions confondues, dont celle pour Godin qui a offert la Liga à son équipe.

Sur sa route, Koke devrait souvent croiser Modric. Avec son physique passe-partout et ses faux-airs de Johan Cruijff, le Croate se faufile, percute et fait des passes parfaites. Il a été l'un des grands artisans du parcours merengue en Ligue des Champions et, en l'absence de Xabi Alonso suspendu, son rôle sera samedi encore plus crucial.

Ronaldo-Godin

Le Real aussi a eu son lot de pépins et de blessures sur la route de Lisbonne et son leader, Cristiano Ronaldo, a dû ménager sa cuisse. Le Portugais a travaillé à part toute la semaine avant cette finale qui se jouera à Lisbonne, où il a débuté, dans le stade du Benfica d'Eusebio, mort en janvier. Déjà auteur de 16 buts cette saison en Ligue des Champions, «CR7» peut rendre un bel hommage samedi à l'autre légende du foot portugais.

Mais il devra pour cela se défaire de Diego Godin, le très solide défenseur central uruguayen de l'Atletico. Patron d'une défense qui n'a encaissé que 26 buts cette saison en championnat, Godin s'est même offert un grand plaisir samedi dernier à Barcelone avec le but du sacre des Rojiblancos. Avec l'Uruguay, lui aussi sera très ambitieux au Mondial.

(ats/afp)

La finale arbitrée par le Néerlandais Kuipers

Agé de 41 ans, Kuipers est arbitre FIFA depuis 2006. Il a dirigé 68 matches de compétitions européennes parmi lesquels la finale de l'Europa League la saison dernière, remportée par Chelsea face au Benfica Lisbonne. Cette saison, il a arbitré quatre matches de Ligue des champions et trois d'Europa League. Il était également au sifflet pour la finale de la dernière Coupe des Confédérations entre le Brésil et l'Espagne.

Ce que gagnent les finalistes

Le vainqueur de la Ligue des Champions touchera plus de 36 millions d'euros de primes, plus une vingtaine de millions liés au «market pool» selon des chiffres de l'UEFA. Chaque participant à la phase de poules se voit attribuer d'office une récompense de 8,6 millions d'euros.

Les 8e de finaliste récupèrent ensuite 3,5 ME, les quart-finalistes 3,9 ME et les demi-finalistes 4,9 ME. Le vainqueur décroche encore 10,5 ME et le finaliste 6,5 ME. Ces montants s'accumulent, ce qui signifie que le vainqueur de samedi touchera 31,4 millions d'euros et le finaliste 27,4 millions. A cette somme, il faut ajouter les primes de résultat décrochées durant la phase de groupe. Avec cinq victoires et un nul chacune, les deux équipes madrilènes obtiendront 5,5 ME supplémentaires.

Enfin, à ce montant global, il convient d'ajouter les sommes issues du «market pool», une part variable liée aux droits télé payés par le pays concerné. Les montants exacts issus de ce «market pool» ne sont pas encore connus pour l'édition en cours, mais ils devraient être proches de ceux de la saison dernière, et le Real et l'Atletico devraient donc pouvoir compter sur un peu plus de 20 millions supplémentaires.

Les Portugais de la finale de Lisbonne

La finale de la Ligue des champions 2014 sera 100% madrilène, mais le choc Real-Atletico de samedi au Stade da Luz de Lisbonne aura un goût de retrouvailles redoublé pour les Portugais des deux clubs.

Cristiano Ronaldo. Le capitaine de l'équipe du Portugal gardera toujours un souvenir amer du stade du Benfica, où l'attaquant du Real a perdu la finale de l'Euro-2004 face à la Grèce il y a dix ans. «CR7» n'était à l'époque qu'une jeune promesse cherchant à sortir de l'ombre de Luis Figo (le N.7 des Merengue lors de leur dernier sacre en Ligue des champions en 2002), mais son image les larmes aux yeux avait frappé les esprits. Sa dernière apparition dans la «cathédrale» de Lisbonne a été autrement plus réussie car il y a porté le premier coup à la Suède de Zlatan Ibrahimovic avant de conclure sur ce triplé somptueux en match retour des barrages du Mondial-2014. A 29 ans, le double Ballon d'or tentera samedi d'arracher son deuxième sacre en Ligue des champions après celui de 2008 avec Manchester United, qu'il avait rejoint cinq ans plus tôt en provenance du Sporting Portugal, son club formateur et rival lisboète du Benfica.

Fabio Coentrao. Le nid de l'Aigle n'a aucun secret pour l'arrière gauche de la Maison blanche, qui a lancé sa carrière avec un titre de champion du Portugal avec Benfica avant d'enchaîner sur une prestation très remarquée au Mondial-2010. Le gaucher de 26 ans débarquait un an plus tard au Real Madrid.

Pepe. Le défenseur central d'origine brésilienne a quant à lui connu la version «infernale» du Stade da Luz dans la peau du rival honni, puisqu'il a porté le maillot du FC Porto de 2004 à 2007. Le joueur de 31 ans n'a débuté avec le Portugal qu'après son départ à Madrid et, du haut de ses 57 rencontres internationales, ces «classicos» à la portugaise doivent lui paraître bien lointains. Blessé, il est très incertain pour la finale.

Tiago. Seul Portugais de l'Atletico, le milieu de terrain de 33 ans a également vécu la finale de l'Euro-2004, mais sur le banc de touche. Et c'est aussi au Benfica que son talent s'est révélé. De son propre gré, il a mis fin à sa carrière internationale dans la foulée du Mondial-2010 et sera donc le seul des quatre Portugais présents samedi qui n'ira pas au Mondial-2014 le mois prochain.

Les confrontations entre Real et Atletico cette saison

Le Real Madrid et l'Atletico, opposés samedi en finale de la Ligue des champions, se sont déjà affrontés à quatre reprises cette saison en Liga et en Coupe du Roi, avec un bilan favorable à la «Maison blanche»: deux victoires, un nul, une défaite.

28 septembre 2013, 7e journée de Liga: Real Madrid-Atletico Madrid (0-1)

L'ATLETICO ROI DU BERNABEU. Quatre mois après son triomphe au stade Santiago-Bernabeu face au Real en finale de la Coupe du Roi (2-1 a.p.), l'Atletico revient dans l'enceinte merengue. Et il s'y impose encore, marquant en contre grâce à l'opportuniste Diego Costa et défendant ensuite à corps perdu. Le Real, encore en rodage, ne parvient pas à se sortir de la nasse et s'incline dans un derby très fermé.

4 février 2014, demi-finale aller de Coupe du Roi: Real Madrid-Atletico Madrid (3-0)

LA REVANCHE MERENGUE. Le Real relève la tête après deux défaites d'affilée face à son voisin. A domicile, les hommes de Carlo Ancelotti bénéficient d'un coup de pouce du destin lorsque le défenseur Pepe voit sa frappe détournée dans le but par Emiliano Insua (18). L'Atletico se retrouve contraint de se découvrir et le Real en profite sur un but en finesse de Jesé (57) puis une autre frappe déviée d'Angel Di Maria (73).

12 février 2014, demi-finale retour de Coupe du Roi: Atletico Madrid-Real Madrid (0-2)

UNE HISTOIRE DE PENALTIES ET DE BRIQUET. Le Real se qualifie tranquillement pour la finale de la Coupe du Roi, qu'il remportera par la suite face au FC Barcelone (2-1). Mais cela n'empêche pas le match d'être un sommet de tension. Cristiano Ronaldo marque deux penalties dans le premier quart d'heure et le stade Vicente-Calderon, se sentant floué, grogne et s'emporte: au moment de rentrer au vestiaire à la pause, Ronaldo est atteint au visage par un jet de briquet. Et une bagarre éclate même au beau milieu de la tribune présidentielle en seconde période.

2 mars 2014, 26e journée: Atletico Madrid-Real Madrid (2-2)

RONALDO EVITE LE NAUFRAGE AU REAL. Dans un match au sommet de la Liga, l'Atletico et le Real se livrent un derby intense et indécis. Les «Colchoneros» sont surpris par l'ouverture du score de Benzema au stade Calderon mais ils inscrivent deux buts splendides de Koke puis Gabi. Le Real ne doit son salut qu'à Cristiano Ronaldo qui, à dix minutes de la fin, égalise d'une frappe à l'entrée de la surface. La «Maison blanche» l'a échappé belle.

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