Session - Les échanges linguistiques des apprentis devront être encouragés
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SessionLes échanges linguistiques des apprentis devront être encouragés

Le Conseil des États a adopté de justesse, par 21 voix contre 20, une motion du Conseil national en ce sens.

par
Christine Talos
Il sera peut-être possible, dans le cadre d’un apprentissage de menuisier par exemple, de faire un stage linguistique au cours de la formation.

Il sera peut-être possible, dans le cadre d’un apprentissage de menuisier par exemple, de faire un stage linguistique au cours de la formation.

Tamedia

Le Conseil des États a adopté par 21 voix contre 20 lundi soir une motion de la commission de la science, de l’éducation et de la culture qui vise à encourager la mobilité et les échanges linguistiques des apprentis. Le texte demande au Conseil fédéral d’augmenter les moyens alloués aux programmes d’échanges linguistiques nationaux dans le cadre de la formation professionnelle initiale et de créer une plateforme numérique coordonnée au niveau national.

«Quand on pense aux échanges linguistiques, on pense aux étudiants sur le plan international dans des programmes tels qu’Erasmus ou aux classes dans l’école obligatoire. Il est facile d’oublier les élèves du niveau secondaire supérieur», a reconnu Matthias Michel (PLR/ZG) au nom de la commission. Mais pour la majorité, le dispositif actuel prévoit suffisamment de ressources financières pour satisfaire la motion, du moins pour le moment. La commission recommandait donc le rejet.

«La demande sera forte»

«Cette motion est une manière de valoriser la formation professionnelle dans notre pays. C’est d’autant plus important que notre système de formation dual est une force pour notre pays, une qualité souvent mise en avant», a plaidé avec succès Johanna Gapany (PLR/FR). Il est vrai que c’est compliqué d’organiser un système d’échanges propre aux apprentis, a reconnu la sénatrice. «Je crois surtout que le système est fait pour des étudiants universitaires ou de HES. Mais si l’on adapte les conditions aux apprentis, la demande sera tout autant forte, d’autant plus que la période de l’apprentissage est idéale pour apprendre des langues supplémentaires. Cela ne peut que rendre la formation plus attractive et plus intéressante, une fois que l’on doit se présenter sur le marché du travail et trouver une place».

Pour Johanna Gapany, il existe des outils simples à l’ère de la numérisation. «Il suffit d’une plateforme qui réunit les employeurs et les apprentis des écoles professionnelles, pour faciliter et organiser les échanges», estime-t-elle. «Cela a bien sûr un coût, mais la plus-value en vaut largement la peine».

Le Conseil fédéral devra donc renforcer significativement les moyens alloués à ces programmes. Bien que reconnaissant l’importance de ces projets, le ministre de la Culture Alain Berset recommandait le rejet de la motion. Pour lui, le message culture donne déjà des réponses concrètes aux demandes de la motion.

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