Nucléaire iranien: Les efforts diplomatiques se poursuivent à Genève
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Nucléaire iranienLes efforts diplomatiques se poursuivent à Genève

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu dimanche à Genève où il doit s'entretenir avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif sur l'épineux dossier du nucléaire iranien.

«Il y a encore des lacunes importantes, il y a encore du chemin à parcourir», a résumé le chef de la diplomatie américaine. La nouvelle date butoir pour arriver à un accord a été fixée au 31 mars.

«Le président (Barack) Obama n'a aucune intention d'étendre ces négociations après la période qui a été fixée», a prévenu John Kerry samedi à Londres. «Notre cible reste ce que le président a dit, vers la fin mars, et je suis absolument sûr que le président Obama est tout à fait prêt à arrêter ces pourparlers» s'il sent que Téhéran n'est pas prêt à un accord.

Discussions «très techniques»

Interrogé sur la signification de la présence à Genève du secrétaire d'Etat américain à l'Energie Ernest Moniz, qui s'est joint pour la première fois aux négociations, John Kerry a expliqué samedi qu'il avait été appelé pour des raisons techniques.

«Ces discussions sont très techniques. Parce que nous poussons pour tenter de parvenir à un accord sur certaines questions très difficiles, il a été jugé nécessaire et approprié d'avoir notre personnel technique», a-t-il déclaré. Et M. Kerry de préciser: «Je n'en déduirai pas une quelconque indication» sur l'imminence d'un accord.

Deux étapes

MM. Kerry et Zarif doivent mener leurs entretiens dimanche et lundi dans un hôtel de Genève. Les deux diplomates se sont rencontrés à de multiples occasions pour accélérer les négociations.

Les deux parties s'étaient mises d'accord sur un calendrier en deux étapes pour conclure d'abord un accord politique avant le 31 mars, puis finaliser les détails techniques avant le 1er juillet. Mais Téhéran réclame désormais un seul accord comprenant à la fois l'aspect politique et les détails.

Arme atomique

L'Iran et les grandes puissances connues sous le nom de groupe des 5 1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de s'entendre sur un accord global.

Celui-ci autoriserait certaines activités nucléaires civiles, mais empêcherait Téhéran de se doter de l'arme atomique à travers son programme nucléaire controversé. En échange, les sanctions internationales qui pèsent sur l'économie iranienne seraient levées.

Les négociateurs américains et iraniens sont au travail à Genève depuis vendredi. Par ailleurs, les directeurs politiques du groupe 5 1 et de l'Iran se retrouveront aussi dimanche, «pour continuer leurs efforts diplomatiques», a indiqué l'Union européenne dans un communiqué. (ats)

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