Actualisé 20.05.2019 à 09:42

Votations du 19 mai

Les électeurs de l'UDC ont voté à contre-courant

Les sympathisants du parti agrarien sont les seuls à avoir rejeté les deux objets fédéraux, qui ont largement été acceptés dimanche par le peuple suisse, révèle notre sondage post-votations.

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Keystone/Martial Trezzini

Les Suisses ont quasiment voté à l'unisson, dimanche: les deux objets soumis à votation, à savoir la nouvelle loi sur les armes ainsi que le paquet alliant fiscalité et AVS (RFFA), ont en effet été largement acceptés à plus de 60%. Un résultat qui a réjoui le Conseil fédéral, lors de sa conférence de presse donnée dimanche en fin d'après-midi à Berne.

Le sondage post-votations de Tamedia, éditeur de «20 minutes», confirme que les deux objets ont fait l'unanimité au sein de la population helvétique. Il révèle néanmoins quelques petites disparités.

Ainsi, les électeurs de l'UDC sont les seuls à avoir dit non tant à la révision de la loi sur les armes (77% de non) qu'à la RFFA (53% de non). Les sympathisants de tous les autres partis ont accepté les deux objets fédéraux.

Autre point intéressant: contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'opposition à la nouvelle loi sur les armes a été plus marquée auprès des jeunes qu'auprès des personnes âgées.

En revanche, l'âge n'a joué aucun rôle pour les résultats du vote sur la RFFA. Le projet fiscal/AVS a convaincu toutes les tranches d'âge.

Pour finir, le niveau de formation semble avoir eu une incidence sur la manière de voter sur la révision de la loi sur les armes. En effet, plus le niveau de formation des votants est élevé, plus l'approbation au texte est marquée. La nouvelle loi a ainsi été acceptée par 84% des votants ayant une formation universitaire contre seulement 53% des votants ayant achevé l'école obligatoire.

Quelques informations sur le sondage

Le sondage post-votations a été réalisé entre le 17 et le 19 mai sur les sites des différents titres de Tamedia. Pas moins de 14'670 personnes issues de toute la Suisse y ont participé. Les politologues Lucas Leemann et Fabio Wasserfallen ont pondéré les réponses en fonction de variables démographiques, géographiques et politiques afin de correspondre le plus étroitement possible à la structure de la population suisse. La marge d'erreur est de 2,1%.

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