Avalanche en Isère: Les élèves pensaient être bien encadrés par les profs
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Avalanche en IsèreLes élèves pensaient être bien encadrés par les profs

Une avalanche aux Deux-Alpes a tué deux élèves d'un lycée lyonnais ainsi qu'un touriste étranger. Au lendemain du drame, la tristesse laisse place à l'incompréhension.

Des élèves du lycée lyonnais endeuillé par l'avalanche des Deux-Alpes (Isère) expliquent jeudi que cette sortie à skis était routinière et bien encadrée avec un professeur pour 10 skieurs pour la classe de première option sport.

«Nous sommes encore sous le choc», lâche Adrien, en terminale au collège-lycée Antoine-de-Saint-Exupéry, à Lyon, le visage grave comme ses camarades au lendemain de l'avalanche qui a tué deux élèves de l'établissement ainsi qu'un touriste étranger.

«Je connaissais une des deux victimes du lycée. Je la voyais tous les jours dans le métro et nous avions des amis en commun. Je n'aurais pas pu imaginer un tel drame. Cette sortie-là a lieu plusieurs fois par an, avec les mêmes encadrants, et il n'y a jamais eu de problèmes. On pensait que c'était bien rodé comme mécanisme», ajoute le jeune homme devant l'entrée de l'établissement.

«Merde, c'est chez nous!»

«L'année dernière, ça s'est très bien passé», assure Laureen, autre élève de terminale qui avait pris l'option sport en première, comme le groupe qui skiait mercredi en Isère.

«On arrive le lundi et on part directement sur les pistes. Il y a trois groupes, les débutants, les «medium» et les meilleurs. Pendant une semaine, on skie, on est sur les pistes. On est encadrés par un professeur pour 10 élèves. Il y a nos professeurs de sport et des gens agréés», poursuit-elle. Des prises de risques parfois? «Sincèrement, non. On est par niveau. On connaît nos limites.»

Mercredi, dix élèves et un professeur, grièvement blessé, ont été pris par l'avalanche alors qu'ils skiaient sur une piste noire fermée au public. Un touriste ukrainien est également décédé.

«Ma première impression a été de me dire: «Merde, c'est chez nous!» Ce sont des choses qui arrivent, malheureusement. Mais on est solidaires et on pense aux autres», estime Manon, en classe de seconde et habillée de noir.

Interviews écourtées

Comme elle, des dizaines d'élèves pressaient le pas sous la pluie glaçante de jeudi matin à Lyon, prenant le temps d'échanger brièvement, de s'étreindre ou d'allumer de nouveaux lumignons devant les grilles du collège-lycée, où beaucoup avaient déjà été déposés la veille au soir.

Sur des mots de soutien, malgré la pluie, on pouvait encore lire: «Courage aux victimes et aux élèves», «Restez forts», «Saint-Ex avec vous!» ou encore «Une pensée aux (1re) option sports». «Je pense qu'il y a des élèves traumatisés, cela va leur faire du bien de pouvoir en parler», souligne Elodie, 17 ans, en évoquant la cellule médico-psychologique mise en place dans l'établissement et qui le restera «autant que de besoin», a dit la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, mercredi soir.

Jeudi matin devant le collège-lycée, des représentants des fédérations de parents écourtaient les interviews du fait du jeune âge des élèves et «de la douleur» de cette première épreuve collective.

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(nxp/afp)

(NewsXpress)

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