Suisse: Les embûches de l'argent pour les voyageurs
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SuisseLes embûches de l'argent pour les voyageurs

Emporter dans la valise le strict nécessaire pour les vacances peut représenter un art en soi. Il en va de même en matière de sous.

Au-delà des principes de base, il convient d'opter pour le bon choix entre numéraire, cartes de crédit ou de débit ou encore celles à prépaiement.

Avec l'approche des vacances scolaires, l'heure des préparatifs pour un voyage, parfois vers une destination lointaine, va bientôt sonner. Si les valises peuvent encore être bouclées sans trop de soucis la veille du départ, mieux vaut faire preuve d'anticipation en ce qui concerne l'argent du voyage.

De manière générale, il est recommandé aux voyageurs de n'emporter qu'un minimum d'argent liquide et de toujours payer les gros montants avec une carte. Quant au numéraire, il fournit une aide précieuse au moment de régler des pourboires ou un trajet en taxi dès l'arrivée sur les lieux du séjour, explique Julian Chan, porte-parole du voyagiste Kuoni, interrogé par l'ats.

Mais emporter de l'argent liquide ne va pas sans difficulté, la principale étant qu'il fait l'objet de la convoitise des pickpockets et autres voleurs à l'astuce. Et les sommes volées ne peuvent pas être remboursées.

Commander certaines devises

De plus, il n'est pas non plus possible d'obtenir rapidement au guichet d'une banque certaines devises étrangères. Nombreuses sont les succursales à ne disposer que d'euros, de dollars américains et de livres britanniques.

Il en va ainsi pour la Banque cantonale bernoise (BCBE), par exemple. «Les clients désireux de se procurer des devises moins utilisées doivent les commander», indique Manuel Inderbitzin, le porte-parole de l'établissement. La meilleure solution consiste à passer commande par téléphone deux ou trois jours avant la date souhaitée.

La BCBE dispose cependant d'un plus vaste assortiment de monnaies étrangères à son siège principal. Il est ainsi possible d'y changer en tout temps 23 devises, dont notamment le kuna croate, le shekel israélien ou encore le baht thaïlandais.

Reste que la monnaie plastique demeure elle indispensable, notamment pour s'acquitter de grosses sommes. Les possibilités en matière de cartes sont multiples avec les cartes de crédit, de débit et celles à prépaiement, lesquelles - à l'image du système pour les téléphones portables - peuvent être chargées au préalable avec un certain montant.

Blocage des cartes de débit

Mais avant le départ, il faut tenir compte de quelques éléments, avertit M. Inderbitzin. Pour des raisons de sécurité, les cartes de débit sont bloquées dans certains pays. Les voyageurs se rendant dans ces régions doivent ainsi au préalable demander à les débloquer afin de pouvoir retirer de l'argent aux distributeurs automatiques.

Dans certains endroits reculés, il est aussi impossible de payer avec une carte de crédit. De ce fait, les voyagistes et banques recommandent l'utilisation d'une carte à prépaiement Travel Cash.

Ce type de cartes remplace de plus en plus les chèques de voyage, ces derniers devant être échangés auprès de banques ou de bureaux de change. De plus, ce moyen de paiement n'est pas accepté dans certains pays comme le Mexique, les îles Maldives, le Sri Lanka ou encore en Afrique du Nord.

Dans les faits, la destination va déterminer la répartition des moyens de paiement. Kuoni recommande ainsi de toujours disposer d'une petite réserve en liquide - dans la monnaie locale ou en dollars américains - pour les voyageurs qui se rendent en Asie. Les cartes Maestro y sont souvent acceptées dans les automates.

Attention aux frais

Il convient de porter attention aux frais exigés pour chaque retrait. Dès lors, la meilleure solution consiste à retirer le montant maximal autorisé. Mais attention à ne pas oublier non plus la carte de crédit.

En Amérique du Sud, la situation se présente sous un jour différent. Les cartes de crédit ne sont acceptées que dans les grandes villes. De ce fait, mieux vaut emporter avec soi une carte Travel Cash. Selon Kuoni, la part de liquide dont il faut disposer doit se monter à 20% du budget total, la carte s'avérant suffisante pour le reste.

En Afrique, il existe de grosses différences selon les régions. Dans les zones touristiques d'Afrique du Sud, il est possible de payer sans problème avec une carte de crédit. Mais pour s'acquitter de certains frais durant les trajets, comme par exemple de l'essence, il faut des espèces.

Contrairement à l'Afrique du Sud, il est plus difficile de retirer de l'argent aux automates en Namibie. Comme dans d'autres pays, les appareils ne sont en effet pas compatibles avec les cartes émises en Suisse. (ats)

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