Actualisé 01.12.2017 à 06:54

SuisseLes emojis sur WhatsApp plaisent surtout aux mecs

Une étude sur l'utilisation de l'app de messagerie montre des différences entre les sexes.

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ywe
Ce n'est que dans le groupe des personnes âgées de 35 à 49 ans que les femmes utilisent plus d'emojis que les hommes.

Ce n'est que dans le groupe des personnes âgées de 35 à 49 ans que les femmes utilisent plus d'emojis que les hommes.

Keystone

Les jeunes hommes sont les plus grands adeptes des emojis en Suisse, selon une étude des universités de Neuchâtel, Berne et Zurich, baptisée «What's up, Switzerland» et dont les premiers résultats ont été publiés jeudi.

Chez les hommes de moins de 17 ans, un emoji se glisse en moyenne tous les 5 mots. Chez leurs contemporaines, ceux-ci apparaissent trois fois moins souvent. «Nous avons été très surpris car des études antérieures sur des SMS montraient que les femmes étaient en quelques sortes plus créatives. Nous n'avons pas encore de pistes pour expliquer ces résultats», réagit Etienne Morel, de l'Université de Neuchâtel.

Après 17 ans, la fréquence des emojis diminue fortement chez les hommes - un pour 20 mots dans les classes d'âge 17-34 ans et 50-64 ans - bien qu'elle soit toujours supérieure à celle qui a été constatée chez les femmes.

À prendre avec précaution

Etienne Morel ajoute néanmoins que des réserves s'imposent pour interpréter les résultats: «On ne peut pas vraiment généraliser, il s'agit d'un instantané des données dont on dispose.» Pourtant, la masse de discussions sur Whatsapp que les chercheurs ont analysé est énorme. «Nous avions à disposition 617 conversations pour plus de 5 millions de mots», précise-t-il.

Autre surprise: la déferlante emoji n'a pas tué les smileys traditionnels composés de signes de ponctuation. Mais, là aussi, leur utilisation est plus fréquente chez les hommes.

Deux nouvelles enquêtes

Ce n'est que dans le groupe des personnes âgées de 35 à 49 ans que les femmes utilisent plus d'emojis que les hommes, lit-on jeudi dans un communiqué de l'Université de Neuchâtel: dans cette tranche d'âge, les femmes se fendent d'un emoji tous les 34 mots, alors que les hommes en insèrent un tous les 75 mots.

Dans le cadre du projet «What's up, Switzerland», les chercheurs des trois universités tentent de répondre à de nombreuses questions encore ouvertes. Ils invitent la population à participer à deux nouvelles enquêtes, l'une sur les emojis et l'autre sur l'orthographe. (ywe/ats)

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