Berne – Les employés de l’OFSP cumulent pour 4,8 millions de francs d’heures sup
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BerneLes employés de l’OFSP cumulent pour 4,8 millions de francs d’heures sup

Les collaborateurs de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ont accumulé en moyenne 18 jours en vacances et heures supplémentaires. Ils ont jusqu’à la fin 2023 pour les prendre.

Dans les bureaux de l’OFSP, on n’a pas chômé.

Dans les bureaux de l’OFSP, on n’a pas chômé.

20Min/Simon Glauser

Depuis le début de la pandémie, aucun Office fédéral n’a été autant sollicité que l’OFSP d’Alain Berset. Les plus de 500 collaborateurs ont travaillé à Berne, à Liebefeld, parfois jour et nuit, pour préparer des consultations, planifier des conférences de presse et bien sûr pour traiter des affaires courantes, hors pandémie. Cela se reflète dans le solde de vacances et heures supplémentaires des employés. En 2020 il est passé de 14 à 18,4 jours. À noter que les chiffres de l’année 2021, eux, ne sont pas encore disponibles.

Cette situation a des implications comptables. Avec un salaire brut moyen par poste à temps plein estimé à 125’000 francs, le travail supplémentaire fourni équivaut à près de 4,8 millions de francs. Le règlement du personnel indique que ces heures sup doivent être compensées, avec une limite maximale de 150 heures par année civile. En outre, 150 heures sup peuvent être reportées l’année suivante.

Vu la situation, la procédure s’avère impossible. «En raison de la situation exceptionnelle, l’Office fédéral du personnel et l’OFSP ont convenu que les heures supplémentaires et complémentaires élevées devront être supprimées d’ici fin 2023», explique Anand Jagtap, responsable de l’état-major et de la communication à l’Office fédéral du personnel.

Ailleurs, ça baisse

Contrairement à ce qui s’est passé à l’OFSP, le nombre d’heures travaillées en Suisse a diminué de 3,4% en 2020 dans tous les secteurs économiques. L’hôtellerie et la restauration sont le secteur le plus impacté avec une baisse de 22,2% des heures travaillées. Un phénomène qui s’explique en grande partie par la pandémie de coronavirus. Toutefois, les données publiées la semaine dernière par l’Office fédéral de la statistique montrent que la diminution du temps de travail moyen est une véritable tendance de fond puisque celui-ci est en diminution quasi constante depuis 10 ans. En 2019, les Suisses avaient travaillé en moyenne 7,4 jours de moins par rapport à 2010.

(pam/jbm/aze)

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