Initiative Minder: Les employés et travailleurs disent «non»
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Initiative MinderLes employés et travailleurs disent «non»

La Société suisse des employés de commerce (Sec Suisse), Travail.Suisse et l'Association suisse des cadres (ASC) rejettent l'initiative contre les rémunérations abusives.

Le texte déposé par Thomas Minder est soutenu par une majorité de Suisses, selon un sondage publié le 13 janvier par le «SonntagsBlick»

Le texte déposé par Thomas Minder est soutenu par une majorité de Suisses, selon un sondage publié le 13 janvier par le «SonntagsBlick»

Pour ces organisations, elle nuit à la place économique suisse et met en jeu des places de travail. Les trois organisations précisent ne pas être opposées à une limitations des salaires abusifs et rappellent avoir soutenu l'initiative Minder. Elles estiment cependant que le contre-projet élaboré par le Parlement constitue «une meilleure solution», ont-elles déclaré vendredi dans un communiqué.

D'ailleurs, le 3 mars, les Suisses ne devront pas voter pour ou contre les rémunérations abusives, mais «uniquement se prononcer sur la manière d'agir», explique le conseiller national (PVL/ZH) Thomas Weibel, président de l'ASC, cité dans le communiqué.

Les retombées négatives l'emportent

La Sec Suisse, l'ASC et Travail.Suisse estiment que les retombées négatives de l'initiative l'emportent. Elles citent, à titre d'exemple, le renforcement des droits des actionnaires. «Là où l'initiative va plus loin, elle devient contradictoire et entraîne des coûts à hauteur de millions pour les caisses de pension», jugent-elles.

L'initiative veut renforcer le pouvoir des actionnaires en matière de rémunération des «top managers». Un contre-projet indirect lui est opposé. Il prévoit également que les actionnaires approuvent chaque année le montant total des rémunérations des cadres, mais de manière moins astreignante. (ats)

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