Omnisports: Les enchères qui étonnent dans le sport
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OmnisportsLes enchères qui étonnent dans le sport

Cristiano Ronaldo a fait un heureux la semaine dernière en lançant de rage son brassard de capitaine, qui a ensuite été vendu aux enchères. Petit tour d’horizon des enchères dans le sport en cinq objets.

Ronaldo juste avant de lancer de rage son brassard de capitaine pendant le match Serbie-Portugal (2-2), le 27 mars.

Ronaldo juste avant de lancer de rage son brassard de capitaine pendant le match Serbie-Portugal (2-2), le 27 mars.

AFP

Posséder un objet de sa star préférée, qu’on soit mélomane, sportif ou cinéphile, apparaît pour beaucoup comme une consécration. Certains sont aussi capables de casser la tirelire et d’en sortir de gros montants pour s’approprier de telles reliques. La vente de ces traces, laissées par des humains exceptionnels, est aussi souvent une manière de lever des fonds, ou alors de renflouer le porte-monnaie en période de vaches maigres.

Le brassard de Cristiano Ronaldo suit la même logique. Ramassé par un pompier du stade après un coup de sang de l’attaquant portugais, à cause d’un but valable mais refusé par l’arbitre contre la Serbie (2-2), il a été mis aux enchères. Près de 70’000 francs ont été récoltés pour soutenir Gavrilo Djurdjevic, un bébé de six mois atteint par une maladie rare.

Mais à quel point notre amour du sport peut-il mener à la démesure pour s’arroger quelque chose qui nous fait rêver ? Petit tour d’horizon en 5 objets.

Le plus cher

L’objet en lien avec le sport le plus cher jamais vendu aux enchères est un maillot de baseball. Portée par la légende des Yankees Babe Ruth entre 1928 et 1930, la pièce s’est vendue pour la somme astronomique de 5,64 millions de dollars en 2019, battant son propre record. Le baseball est d’ailleurs la discipline qui a le plus d’objets placés dans le top 10 des ventes, avec plusieurs places d’honneur pour des battes mythiques.

Le plus vieux

S’il est presque impossible de remonter aux origines, sûrement variées, de la frénésie de la collection d’objets sportifs, il y a fort à parier que ce genre de reliques ont pu être collectées à travers l’histoire. À défaut de trace et de recherches, nous en avons choisi une plus récente qui s’est vendue à prix d’or. En effet, les premières règles écrites de l’histoire du football, qui datent de 1857, ont trouvé preneur en 2011 pour 1,24 million de dollars. Nommées «Règles de Sheffield», elles ont été adoptées à la fondation du Sheffield Football Club la même année et rédigées par Nathaniel Creswick et William Prest. C’est à elles que l’on doit notamment les corners, les touches et les coups francs.

La première page de la première version imprimée des règles de Sheffield.
La première page des règles de Sheffield.

La première page de la première version imprimée des règles de Sheffield.

Domaine public.

Le plus insolite

À partir d’une certaine popularité, presque tout peut devenir un objet à vendre aux enchères. Un exemple parlant nous vient encore du monde du baseball. En signant aux Marlins de Miami au début de l’année 2012, Jose Reyes a dû abandonner ses dreadlocks pour se conformer aux standards de sa nouvelle équipe. Il a alors fait don de ses cheveux soigneusement emmêlés à une œuvre caritative, qui en a tiré 10’200 dollars.

Le plus proche

Pas besoin d’aller au bout du monde pour observer ce phénomène. Swiss Olympic en a d’ailleurs fait une stratégie de levée fonds à certaines périodes. En partenariat avec des athlètes, ces actions ont généré des fonds, qui ensuite ont été versés à la Fondation de l’Aide sportive suisse. En 2010, durant les Jeux olympiques de Vancouver, la mythique paire de lunettes de Simon Ammann avaient été l’article phare de l’opération. Certains fans ont fait monter l’enchère jusqu’à 5200 francs pour s’arroger les lunettes de Simi.

Simon Ammann en conférence de presse durant les JO de Vancouver le 14 février 2010 photos.
Simon Ammann et ses fameuses lunettes.

Simon Ammann en conférence de presse durant les JO de Vancouver le 14 février 2010 photos.

LMS

Le plus bizarre

La passion pousse aussi parfois à des folies encore plus étonnantes. Ainsi, au début des années 2000, une personne très maligne a ramassé le chewing-gum de l’ancien voltigeur de baseball Luis Gonzales, alors qu’il évoluait avec les Diamondbacks en Arizona. En 2002, la gomme s’est arrachée entre les fans du joueur, pour atteindre une enchère finale à 10’000 dollars. Comme quoi, même des choses normalement répugnantes peuvent tout à coup se transformer en or.

(Sport-Center)

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