Première en Suisse: Les enfants non-vaccinés refusés en crèche
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Première en SuisseLes enfants non-vaccinés refusés en crèche

Les crèches d'un groupe alémanique acceptent uniquement les enfants vaccinés contre la rougeole et la coqueluche. La mesure pourrait se répandre.

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scl/lph
Une première en Suisse: des crèches alémaniques refusent les enfants non-vaccinés.

Une première en Suisse: des crèches alémaniques refusent les enfants non-vaccinés.

Keystone/Monika Skolimowska

Quelques 200 cas de rougeole ont été recensés en Suisse cette année, soit quatre fois plus qu'en 2018. Les enfants sont les plus touchés. L'ampleur du phénomène a poussé les gérants d'un groupe de crèches à modifier leur réglementation, raconte la «Sonntagszeitung».

Entreprise familiale, «Bubble Bees» gère actuellement huit crèches dans quatre cantons alémaniques. Et d'après sa propre réglementation, elle accepte uniquement les enfants qui ont été vaccinés contre la rougeole et la coqueluche.

«Nous avons reçu de plus en plus de demandes de la part de parents anti-vaccin qui voulaient placer leurs enfants chez nous», explique Nathalie Rehak, directrice du groupe de crèches. «Nous avons donc décidé de clarifier les règles.» Et ainsi de contrôler le carnet de vaccination de tous les candidats.

Légal pour des institutions privées

S'il ne peut pas être démontré que l'enfant dispose des vaccins en question, un entretien entre les parents et la pédiatre de la crèche est proposé. Ce qui aurait déjà convaincu certains sceptiques de vacciner leur progéniture. «Mais il y a aussi eu plusieurs personnes qui ont continué à refuser», raconte Nathalie Rehak, ajoutant qu'elle a ainsi dû rejeter plusieurs dossiers.

Cette vaccination obligatoire est une nouveauté en Suisse. Et selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), elle n'est pas interdite: «Contrairement aux jardins d'enfants et aux écoles, la plupart des crèches sont des institutions privées», explique Daniel Koch, chef de la division maladies transmissibles. «Elles ne sont donc pas obligées d'accueillir des enfants et ne peuvent décider de n'accueillir que des enfants vaccinés sans justification supplémentaire». La Confédération espère en outre que d'autres prestataires examineront à leur tour si une telle obligation a du sens dans leur situation.

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