Tuée par des chiens en France: Les enquêteurs écartent une première piste
Actualisé

Tuée par des chiens en FranceLes enquêteurs écartent une première piste

Un promeneur et son chien malinois ont été mis hors de cause dans l'enquête sur la mort d'Elisa, dont le corps avait été retrouvé dénudé et mutilé dans une forêt en novembre.

par
joc

Le mystère entourant la mort tragique d'une femme enceinte, le 16 novembre dernier dans une forêt de Retz (nord de la France), est encore loin de s'éclaircir. Une première piste a tout de même pu être écartée, a fait savoir à BFM TV l'avocate de la famille d'Elisa.

Un promeneur et son malinois ont en effet été mis hors de cause. Une heure avant sa mort, la jeune femme de 29 ans avait raconté par téléphone à son compagnon avoir croisé un homme et son chien, qu'elle avait décrit comme «agressif». «Élisa avait rencontré cet homme sur les plateaux, à un endroit où elle avait promené son premier chien. Ensuite, elle est partie dans la forêt pour ne pas avoir à le rencontrer à nouveau», explique Me Caty Richard. Des différences d'horaires ont conduit les enquêteurs à finalement écarter cette piste.

Un travail de fourmi

Les résultats de l'autopsie réalisée sur le corps d'Elisa, qui était enceinte de six mois, ont déjà révélé qu'elle avait succombé à une hémorragie due à des morsures canines. Pour retrouver les auteurs de ces blessures, une foule de prélèvements génétiques ont dû être effectués. Il s'agira notamment de déterminer si, parmi la soixantaine de chiens qui participait à une chasse à courre ce jour-là, certains sont impliqués dans l'affaire.

Un véritable travail de fourmi pour le laboratoire en charge des analyses. «Ce sont des analyses très particulières car elles portent sur des animaux. Ce n'est pas ce que font le plus fréquemment les laboratoires. Ce n'était pas facile de trouver un laboratoire capable d'extraire un ADN animal», explique l'avocate de la famille d'Elisa. Les résultats des tests pratiqués sur les chiens de la meute et sur les animaux de la victime ne devraient pas être connus avant février.

Le 20 novembre dernier, une information judiciaire contre X avait été ouverte pour «homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens.»

Ton opinion