Actualisé 03.08.2011 à 15:44

Drame en Argentine

Les enquêteurs misent sur l'ADN des tueurs

La police se penche sur les extraits ADN et les balles recueillis sur les victimes pour identifier le ou les assassins des deux touristes françaises.

Les enquêteurs comptent sur les extraits ADN et les balles recueillis sur les victimes et sur les lieux du meurtre pour identifier le ou les assassins de deux touristes françaises retrouvées mortes vendredi en Argentine, a rapporté mercredi la presse locale.

Faute de témoignages, les enquêteurs «disposent de cheveux de l'assassin et de sperme d'un des violeurs pour disposer d'extraits d'ADN et les identifier avec 99% de certitude. Ils ont aussi les balles tirées sur les victimes», a rapporté le quotidien national Clarin, citant des sources judiciaires.

Les balles pourront permettre d'identifier avec précision l'arme utilisée. Si ce n'était pas suffisant, ils restent sur la trace de quatre touristes argentins de Cordoba (centre) et d'un guide qui se trouvaient sur place en même temps que les victimes lorsqu'elles sont entrées sur le site, a ajouté le quotidien.

Un suspect interrogé

Les corps de Cassandre Bouvier, 29 ans, et Houria Moumni, 24 ans, présentant des impacts de balles, ont été retrouvés vendredi sur le site de randonnée du mont San Lorenzo, à 12 kilomètres à l'ouest de Salta (1.600 km au nord de Buenos Aires).

Sur ordre du juge Martin Perez, chargé de l'instruction, un suspect qui aurait un lien avec l'arme du crime a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi et se trouvait toujours mercredi en état d'arrestation. Il s'agit d'un maçon, du nom de Daniel Vilte, dont la grand-mère habite près des lieux du crime.

Son sort «sera déterminé dans les 24 ou 48 heures», a déclaré le juge à la presse mercredi matin.

La famille sur place

Pendant ce temps, les familles des victimes se trouvaient à Salta depuis mardi en compagnie de l'ambassadeur de France en Argentine Jean-Pierre Azvazadourian.

Elles devaient finir dans les prochaines heures de remplir les formalités d'identification et de rapatriement des corps en Europe, selon des informations de presse. (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!