Actualisé 26.10.2009 à 15:11

Crash du vol AF 447

Les enquêteurs publieront un nouveau rapport en décembre

Le Bureau d'enquête et d'analyses (BEA) en charge de l'enquête technique sur le crash du vol AF 447, le 1er juin entre Rio et Paris, va publier un rapport d'étape «courant décembre» sur cet accident aujourd'hui toujours inexpliqué.

«A ce stade, on n'a pas d'élément qui permette de dire ce qui s'est passé dans le cockpit» et «nos connaissances sur cet accident ne nous permettent pas d'élaborer un scénario», a indiqué le nouveau directeur du BEA, Jean-Paul Troadec.

Toutefois, le BEA va publier un nouveau rapport d'étape sur cet accident «courant décembre», a-t-il ajouté devant des journalistes de l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE) au siège du BEA, au Bourget (banlieue de Paris).

Ce rapport comportera des éléments sur la météorologie, les messages de maintenances automatique (dits «acars») transmis par l'A330 d'Air France, ainsi que l'analyse de mesures incohérentes de vitesses répertoriées sur d'autres vols.

Il devrait aussi inclure des «recommandations» pour améliorer la technique des enregistreurs de vols. Parmi les pistes envisagées figure par exemple «la transmission de données par satellite en temps réel», a indiqué M. Troadec.

Le nouveau directeur du BEA, qui a pris ses fonctions début octobre, a aussi précisé avoir reçu le rapport des autopsies de victimes réalisées par les autorités brésiliennes. Mais ces rapports sont «écrits en portugais» et il faut par conséquent du temps pour les exploiter, a précisé M. Troadec.

Ces autopsies pourront fournir des indications supplémentaires sur l'impact de l'avion avec la mer ainsi que la place occupée par les différentes victimes, et notamment le commandant de bord, dans l'avion.

L'Airbus A330 d'Air France s'est abîmé dans l'océan Atlantique dans la nuit du 31 mai au 1er juin avec 216 passagers et 12 membres d'équipage. Le BEA a déjà indiqué que les mesures de vitesse incohérentes, fournies par les sondes Pitot de l'appareil, avaient pu jouer un rôle dans la catastrophe, mais n'en étaient pas la cause.

Le BEA a également démarré le travail préparatoire de la troisième phase de recherche des boîtes noires de l'AF 447, afin notamment de «préciser le point d'impact» de l'avion, a indiqué M. Troadec.

Le BEA espère avoir déterminé «pour la mi-janvier» la localisation la plus précise possible de l'épave et passé des contrats avec des entreprises spécialisées pour pouvoir lancer de nouvelles recherches en mer, a précisé M. Troadec.

Ces nouvelles recherches, qui impliqueront des moyens de plusieurs pays, devraient coûter de 10 à 20 millions d'euros. Airbus a déjà annoncé être prêt à y participer financièrement.

Par ailleurs, concernant l'accident de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia fin juin aux large des Comores, M. Troadec a rappelé qu'il appartenait aux autorités comoriennes de communiquer sur le cours de l'enquête.

Le responsable des enquêteurs du BEA, Alain Bouillard, a dit espérer que les Comores «sortiront dans le semaines à venir un premier rapport dans lequel figureront un certain nombre de faits».

Des 153 personnes à bord de l'avion de la Yemenia, seule a survécu une adolescente de 13 ans.

(afp)

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