Actualisé 28.07.2014 à 10:35

Ukraine

Les enquêteurs rebroussent chemin

Les experts médico-légaux et policiers néerlandais et australiens qui voulaient se rendre lundi matin sur le site du crash MH17, ont renoncé à leur projet pour des raisons de sécurité.

«Ils ont fait demi-tour et ont pris le chemin du retour vers Donetsk», a assuré à l'AFP Sentina van der Meer, porte-parole du ministère néerlandais de la Sécurité et de la Justice : «des explosions ont été entendues». Les forces ukrainiennes ont annoncé lundi être entrées dans plusieurs villes proches du crash à l'issue de combats contre les séparatistes.

Les policiers venus des Pays-Bas (dont 193 ressortissants étaient à bord du Boeing de Malaysia Airlines) et d'Australie (qui comptait 28 citoyens et neuf résidents dans le MH17) avaient déjà renoncé dimanche à se rendre sur le site du crash en raison des combats dans cette zone de l'Ukraine contrôlée par les séparatistes prorusses.

Dimanche, des tirs d'artillerie ont été entendus à un kilomètre du site du désastre, lui-même situé à une soixantaine de kilomètres à l'est de Donetsk, capitale régionale et place forte des insurgés.

Observer le site

Andrew Colvin a précisé que les policiers australiens, non armés, auraient pour unique rôle d'observer en détail le site, un volet important pour les besoins de l'enquête et qui pourrait prendre de cinq à sept jours. Ils ne seraient pas impliqués dans la sécurisation du site.

Le Boeing de Malaysia Airlines assurant la liaison Amsterdam-Kuala-Lumpur avec 298 personnes à son bord a été abattu le 17 juillet à 10'000 m d'altitude par un missile. Une série d'éléments ont conduit Kiev et les Occidentaux à montrer du doigt les rebelles prorusses et leurs protecteurs au Kremlin.

Dix jours après le drame, des fragments de corps et des débris étaient toujours éparpillés dimanche sur le site sous contrôle de séparatistes, où les inspecteurs n'ont eu qu'un accès limité.

Combats

Malgré un cessez-le-feu fragile aux abords directs du lieu du crash, le travail est compliqué par des combats entre loyalistes et séparatistes qui s'intensifient dans la région.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, est arrivée dimanche à Kiev pour rencontrer le gouvernement ukrainien et évoquer la sécurité sur le site. (ats/afp)

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