Grèce: Les enseignants suspendent leur grève

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GrèceLes enseignants suspendent leur grève

Les professeurs grecs, en grève depuis huit jours, ont décidé de mettre un terme à leur mouvement.

Les enseignants grecs ont été en grève durant huit jours.

Les enseignants grecs ont été en grève durant huit jours.

Les enseignants du second degré ont décidé mercredi soir de suspendre leur mouvement, indique l'agence de presse grecque Ana. Ils sont en grève depuis huit jours contre les redéploiements de personnels éducatifs opérés par le gouvernement en vertu de ses engagements vis-à-vis des bailleurs de fond du pays.

Les instances locales du principal syndicat de l'enseignement du second degré OLME se sont en majorité exprimées pour une suspension du mouvement entamé le 16 septembre, une semaine après la rentrée. Extrêmement suivie au départ, cette grève semblait moins mobiliser les professeurs des collèges et lycées ces derniers jours.

Selon l'Ana, une centaine d'écoles sur tout le territoire restent cependant occupées par des élèves.

Les fonctionnaires du secteur éducatif sont fortement touchés par le vaste de «plan de disponibilité» consenti par la Grèce au titre de ses engagements envers ses créanciers UE-BCE-FMI. Ces employés cessent d'occuper leur fonction, avec un salaire réduit, en attendant de se voir proposer une mutation dans un autre service ou un licenciement.

Plusieurs milliers d'agents de la fonction publique sont entrés dans ce dispositif depuis le mois de juillet. Ils doivent être 12'500 avant la fin du mois et 25'000 d'ici la fin de l'année pour remplir les objectifs que la troïka, qui effectue actuellement une mission de contrôle en Grèce, a assignés au pays.

Situation bloquée

Les enseignants ont massivement participé aux deux grèves de 48h00 organisées dans la fonction publique grecque cette semaine et la précédente. Ils protestent également contre une réforme des heures et contenus d'enseignement au lycée.

La situation reste bloquée dans plusieurs universités du pays, dont celle d'Athènes, qui ont décidé de suspendre tous les cours, estimant, compte tenu des personnels mis en disponibilité, n'être plus en mesure de faire tourner leurs établissements. (ats/afp)

Attentat à la bombe

Un attentat à la bombe a touché jeudi matin un centre des impôts du nord d'Athènes, sans faire de victime, a-t-on appris de source policière.

L'explosion est survenue vers 02h00 GMT dans le quartier de Kifissia. Elle avait été précédée, une demi-heure plus tôt, d'appels anonymes d'avertissement à un media internet, à un quotidien national et au numéro d'urgence de la police.

Selon le site d'information Zougla.gr, qui a reçu l'un de ces appels, l'engin explosif avait été déposé dans un sac de voyage à l'extérieur du bâtiment et a provoqué des dégâts matériels.

Des attentats, sans victimes la plupart du temps, contre des cibles diplomatiques, politiques, des services publics ou des agences de banques sont fréquents en Grèce. La police les impute souvent à la mouvance extrémiste ou anarchiste locale.

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