Avenir du gymnase: Les enseignants veulent des adaptations
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Avenir du gymnaseLes enseignants veulent des adaptations

Les professeurs de gymnase veulent une meilleure préparation de leurs futurs élèves et se préoccupent des effets de la surreprésentation féminine.

Pour eux-mêmes, ils souhaitent davantage de possibilités de formation continue.

La Société suisse des professeurs de l'enseignement secondaire (SSPES) formule ces propositions jeudi dans un papier de position intitulé «L'avenir du gymnase». Elle y analyse différentes études sur l'état de ces établissements.

La SSPES constate que les gymnases atteignent en général leurs objectifs, à savoir la transmission d'une large culture générale et la capacité d'entreprendre des études supérieures. Et ceci malgré les doutes exprimés récemment dans divers articles de presse.

L'environnement social et scolaire ayant évolué, quelques adaptations sont cependant nécessaires afin de consolider le certificat de maturité fédérale, avertit la SSPES.

Meilleure préparation

La préparation des futurs gymnasiens est essentielle. La SSPES demande que les besoins spécifiques des gymnases soient pris en compte dans les plans d'étude du degré secondaire I (6e à 9e années scolaires). A ce degré, les élèves doués devraient être particulièrement encouragés, idéalement par le biais d'un pré- gymnase de deux ans.

Les critères d'admission méritent aussi davantage d'attention: les disparités entre cantons entraînent des variations considérables et infondées des taux de gymnasiens. La SSPES demande aussi au Département fédéral de l'intérieur et aux directeurs cantonaux de l'instruction publique de ne tolérer aucune exception à une durée minimale de quatre ans pour les études gymnasiales.

Surfréquentation féminine

Les jeunes femmes sont majoritaires dans les classes gymnasiales et le phénomène est en progression. Comme elles ont plutôt tendance à étudier les lettres ensuite, ces facultés sont surchargées alors qu'il y a pénurie d'étudiants dans les branches scientifiques et techniques. Cette évolution doit être examinée et discutée par tous les partenaires, exige la SSPES.

Les mathématiques sont également dans la ligne de mire: les échecs scolaires sont particulièrement nombreux dans cette branche. Une commission d'experts doit élaborer des mesures pour contrer ce phénomène.

Les professeurs de gymnase estiment aussi que les conseils prodigués aux élèves en vue de leurs études futures gagnent en importance. Pour cela, il faut davantage de ressources.

La maturité gymnasiale doit être le ticket d'entrée aux hautes études dans toutes les branches, selon le papier de position. La SSPES ne pense pas grand-chose de l'idée de laisser les universités et les facultés choisir «leurs» étudiants par le biais d'examens d'admission.

Valoriser la profession

Enfin, pour que la profession de maître de gymnase redevienne attrayante, quelle que soit la discipline enseignée, il est indispensable d'améliorer les conditions d'engagement, la formation continue et la planification des carrières.

(ats)

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