Transparence des salaires: Les entreprises suisses font bonne figure

Actualisé

Transparence des salairesLes entreprises suisses font bonne figure

Les entreprises suisses font bonne figure en matière de transparence des salaires de leurs dirigeants, selon une étude de PricewaterhouseCoopers (PwC).

La situation s'est nettement améliorée par rapport à l'année dernière. Mais des progrès restent à faire.

Un premier bilan positif peut être tiré environ un an et demi après l'introduction de la loi sur la transparence dans le Code suisse des obligations, note PwC dans sa deuxième étude publiée sur ce thème, dévoilée mardi devant la presse à Zurich. PwC a examiné les rapports de gestion de 54 sociétés suisses cotées en Bourse.

La rémunération des entreprises est devenue nettement plus transparente entre 2006 et 2007. De nombreux groupes publient même plus d'informations que la loi ne l'exige. Le degré de précision des informations publiées varie cependant fortement d'une société à l'autre, rendant la comparaison entre les entreprises difficiles.

Lacunes

Des réglementations plus fournies seraient nécessaires pour permettre une véritable comparaison. La loi ne réglemente pas des points importants tels que la méthode et la date d'évaluation des rémunérations basées sur des actions, souligne Robert Kuipers, associé chez PwC.

Selon l'étude du cabinet de conseil et d'audit, le salaire moyen d'un patron (CEO) d'une entreprise du SMI s'élevait en 2007 à 9,4 millions de francs. Les programmes d'options comptent parmi les mécanismes incitatifs préférés en matière de salaires en Suisse.

Environ 51% de la rémunération provient d'éléments à long terme, en général basé sur des actions, seulement 21% du salaire fixe et également 21% de bonus en espèces. Dans tous les groupes analysés, les systèmes de rémunération sont liés à la performance.

Pour une croissance durable

Les mesures sont basées la plupart du temps sur des chiffres financiers. Des objectifs qualitatifs sont également pris en compte. Toutefois les critères manquent de clarté, note là encore PwC.

En pleine crise financière, les systèmes de rémunération font l'objet de vives critiques. Certains programmes d'incitation encouragent parfois un comportement à risque et axé sur le court terme plutôt qu'une croissance durable de l'entreprise, souligne PricewaterhouseCoopers.

Pour éviter cet effet indésirable, les comités de rémunération doivent développer de nouvelles stratégies de rémunération garantissant le succès durable des sociétés, rapporte l'étude. (ats)

Ton opinion