Actualisé 20.06.2017 à 15:47

Affaire Grégory

Les époux Jacob remis en liberté

Le grand-oncle et la grand-tante du petit garçon, mort il y a 32 ans, ont été libérés mardi après avoir passé 4 jours en détention.

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La cour d'appel de Paris a annulé jeudi la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans l'enquête sur la mort du petit Grégory. (16 janvier 2020)

La cour d'appel de Paris a annulé jeudi la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans l'enquête sur la mort du petit Grégory. (16 janvier 2020)

AFP
La Cour de cassation a reconnu mardi que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans le cadre de l'affaire Grégory a été effectuée en application de dispositions «inconstitutionnelles». La cour d'appel de Paris de réexaminer la question de son annulation. Ici sur la photo, Murielle Bolle arrive au au palais de Justice de Dijon en 1996.

La Cour de cassation a reconnu mardi que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 dans le cadre de l'affaire Grégory a été effectuée en application de dispositions «inconstitutionnelles». La cour d'appel de Paris de réexaminer la question de son annulation. Ici sur la photo, Murielle Bolle arrive au au palais de Justice de Dijon en 1996.

AFP/archive/photo d'illustration
Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire après reçu une lettre anonyme. (Lundi 26 février 2018)

Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire après reçu une lettre anonyme. (Lundi 26 février 2018)

AFP

Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, ont été remis en liberté mardi, a annoncé l'avocat de l'un deux. Ils avaient été mis en examen et écroués vendredi plus de 32 ans après la mort aussi sordide que mystérieuse de l'enfant.

Agés de 71 et 72 ans, Marcel et Jacqueline Jacob avaient été placés en détention provisoire vendredi dernier dans la foulée de leur inculpation dans cette affaire, une des plus énigmatiques de l'histoire criminelle française.

Les deux septuagénaires ont nié toute implication dans le rapt du petit Grégory Villemin, retrouvé mort pieds et poings liés dans un cours d'eau en octobre 1984 dans l'est de la France, et leurs avocats ont réclamé leur libération, arguant de «la faiblesse des charges».

3000 articles de presse

Leur remise en liberté constitue un sérieux revers pour les enquêteurs et le parquet général, qui avait requis leur maintien en détention. Les deux époux ne retourneront pas chez eux dans les Vosges (est), mais seront placés dans deux logements différents à des adresses tenues secrètes dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

«La cour a pris en considération les éléments que nous avons apportés ce week-end, à savoir les adresses secrètes, une interdiction absolue pour les époux Jacob de communiquer avec les médias, sans quoi leur placement en détention provisoire pourrait être immédiatement ré-ordonné», a précisé Me Stéphane Giuranna, qui défend Marcel Jacob. Les deux septuagénaires «ont vécu un cauchemar» depuis la fin de semaine dernière, selon lui.

Cette affaire de haines familiales et de lettres anonymes dans une vallée rurale a tenu en haleine la France pendant trois décennies, et fait l'objet de 3000 articles de presse, une cinquantaine de travaux universitaires, un téléfilm et une quinzaine d'ouvrages. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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