Traçage: «Les équipes de contact tracing sont en train d’être renforcées»
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Traçage«Les équipes de contact tracing sont en train d’être renforcées»

Face au variant britannique, les cantons romands se montrent particulièrement vigilants, quitte à intensifier le dispositif. Point de situation.

par
Lauren von Beust
Tous les cantons romands sont attentifs au variant britannique. 

Tous les cantons romands sont attentifs au variant britannique.

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«Nous réalisons une cinquantaine d’enquêtes par jour pour des cas de suspicion d’exposition au variant britannique», informe la cellule communication Covid du canton de Neuchâtel. Tous les cantons romands sont à présent vigilants quant au nouveau variant.

Désormais, les contacts proches de personnes ayant été elles-mêmes en contact étroit avec des individus testés positifs au Covid-19 sont surveillés par le service du médecin cantonal. Le canton de Vaud a notamment élargi les quarantaines aux cas contacts des cas contacts le 7 janvier dernier.

Genève va encore plus loin dans sa stratégie en procédant au «test des cas contacts 5 jours après» leur rencontre avec des cas positifs, et ce «même s’ils n’ont pas de symptômes», déclare le DSES (Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé).

«On s’adapte en fonction des besoins actuels et on anticipe aussi les futurs besoins»

Département genevois de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES)

Jusqu’à 200 appels par jour

Si certains services étaient débordés il y a quelques mois, à l’heure actuelle, les cantons romands ont la main-d’œuvre nécessaire. «Les équipes de contact tracing, qui sont en train d’être renforcées, auront une capacité d’appel jusqu’à 200 personnes par jour. Au-delà de ce seuil, le processus est automatisé pour compléter le travail du personnel», explique le Service de la santé publique valaisan.

Ainsi, lorsque ce seuil est atteint, l’annonce des cas positifs ainsi que le suivi du traçage, des isolements et quarantaines ne se font plus par téléphone, mais automatiquement par SMS. Et les personnes positives doivent renseigner leurs cas contacts via un formulaire en ligne. Même stratégie dans le canton de Fribourg.

De son côté, le contact tracing vaudois compte aujourd’hui 370 collaborateurs, les effectifs ayant été renforcés en début d’année avec l’arrivée de 146 personnes. «Avec quelque 240 cas par jour, le service arrive à traiter tous les cas dans les 24 heures», assure le DSAS (Département vaudois de la santé et de l’action sociale). Le DSES résume pour conclure : «On s’adapte en fonction des besoins actuels et on anticipe aussi les futurs besoins.»

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