Actualisé 01.06.2015 à 18:57

FootballLes erreurs de Hugh Quennec

Contrairement à ce que semble penser le Canadien, les décisions prises par le président d'un club sportif influencent grandement la conduite sportive dudit club. Retour sur quelques choix au mieux étonnants.

Parachuté en 2012 et présenté comme le sauveur du monde grenat, Hugh Quennec a d'abord fait ce qu'il a pu face à l'urgence d'une faillite proche.

Assis sur une cagnotte constituée par une partie de la Genève financière, la banqueroute est évitée. Mais en l'absence d'une direction sportive éclairée et d'une connaissance suffisante du football au niveau de la présidence, Servette plante les semis de sa relégation future - la première sportive dans l'histoire d'un club fondé en 1890 et dix-sept fois champion de Suisse - avant même le début de la saison 2012/13, quand il laisse son entraîneur Joao Alves partir en vacances plutôt que de travailler à la construction de l'effectif.

Les contrats des joueurs les plus en vue ne sont pas reconduits et ceux-ci pourront partir gratuitement, sans rien rapporter au SFC.

Puis vient le temps des tergiversations, des bouleversements incessants dans l'organigramme du club. Les directeurs se succèdent et, avec eux, les... directions que prend le club. Que de temps perdu!

En décembre 2013, Servette a le vent en poupe et la formation dirigée par Jean-Michel Aeby paraît en mesure de lutter pour la promotion. Mais, durant la trêve hivernale, Hugh Quennec confie les clefs du SFC à Pascal Zuberbühler (alors entraîneur des gardiens), discrédite ouvertement son coach, l'équipe s'effondre, des têtes incontournables du football genevois tombent dans le secteur de la formation et sont remplacées par des mercenaires, l'incompréhension s'épaissit.

Elle s'amplifiera encore quand, moins d'un an après avoir confié la politique sportive de Servette à Loïc Favre, Hugh Quennec placardise le fils de Lucien, illustre Servettien de coeur s'il en est (l'affaire est devant les tribunaux). Il s'agissait de faire place neuve pour la délégation british emmenée par le coach Kevin Cooper et le directeur général Julian Jenkins, arrivés sur les bords du Léman avec un staff énorme.

A force de changer d'homme(s) fort(s), le club s'est perdu dans les méandres de l'illisible projet de Hugh Quennec. L'issue promise au radeau grenat est-elle alors surprenante? (ats)

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