Mondial 2010: Les Espagnols attendus au contour

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Mondial 2010Les Espagnols attendus au contour

La défaite contre la Suisse répond à la cynique loi du foot. Pas question pour l'Espagne de tout remettre en question après un match qu'elle a largement dominée.

La Roja a hâte de démontrer que la défaite face à Benaglio et compagnie n'était qu'un accident de parcours.

La Roja a hâte de démontrer que la défaite face à Benaglio et compagnie n'était qu'un accident de parcours.

Il est désormais temps pour les Champions d'Europe espagnols, qui affrontent le Honduras lundi à Johannesburg (20h30), de vérifier la véracité de cette «théorie de l'accident».

Le «contre-temps» de Durban, pour reprendre l'expression de Fernando Torres, est essentiellement dû au «mauvais jour» qu'a connu la Roja, expliquent en choeur l'attaquant de Liverpool et le défenseur du Real Madrid Raul Albiol. «Le plus important, reprend le premier, c'est de ne pas laisser s'installer l'anxiété. Contre le Honduras, qui va évoluer à la manière de la Suisse, il nous faudra être patients.»

Les médias espagnols, sonnés après le revers des hommes de Vicente Del Bosque, soupçonnent un changement de dispositif pour lundi, avec deux pointes et non plus une seule. «Ce qui compte, c'est le style et pas la tactique, répond Torres. Ce n'est pas un secret, nous avons toujours eu deux variantes, avec un ou deux attaquants. Pour l'heure, le Mister ne nous a donné aucune piste.»

Côté infirmerie, tous les Espagnols, y compris Iniesta mais à l'exception de Ramos, sont déclarés aptes au service. Le joueur de Barcelone passera-t-il à droite pour laisser son flanc à Villa, en soutien de Torres ? Ou Del Bosque préférera-t-il lancer d'entrée Navas à la place de Silva ? Beaucoup de questions et bien peu de réponses. Seule certitude, si Ramos était était forfait (douleurs aux côtes), il serait remplacé par Arbeloa.

La rencontre d'Ellis Park devrait rapidement apporter des réponses à ces questions que toute l'Espagne ose à peine se poser, après la terrible déconvenue vécue au stade Moses Mabhida. Une chance pour la sélection de Vicente Del Bosque d'en découdre avec un Honduras qui apparaît clairement comme l'équipe la plus faible de ce groupe H.

(si)

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