Tennis: Les états d’âme de Denis Shapovalov
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TennisLes états d’âme de Denis Shapovalov

Le Canadien, 12e joueur, croit savoir pourquoi les forfaits pullulent partout dans les tournois. «Le prize money est trop bas», assène-t-il.

Denis Shapovalov,  le 12 février dernier, à l’Open d’Australie.

Denis Shapovalov, le 12 février dernier, à l’Open d’Australie.

AFP

Denis Shapovalov a estimé jeudi que les forfaits sur le circuit ATP allaient se multiplier cette saison en raison de la faiblesse des primes distribuées par les tournois, à cause de la pandémie de Covid-19.

«Je suis persuadé qu’il y aura beaucoup de forfaits et beaucoup de joueurs qui renonceront à des tournois parce que le prize money est trop bas», a déclaré le Canadien, après sa qualification pour les demi-finales à l’ATP 250 de Dubaï. «Ce n’est pas motivant pour jouer toutes les semaines et tous les tournois», a expliqué le joueur de 21 ans.

Miami dépeuplé

Privés de leurs recettes de billetterie et d’événementiel en raison des restrictions sanitaires, les organisateurs de tournois ont nettement diminué leurs dotations. Ainsi, à Dubaï, le vainqueur cette année touchera 149’490 dollars alors que Novak Djokovic avait reçu 565’705 dollars pour son titre l’an dernier.

Et le Masters 1000 de Miami qui débute la semaine prochaine a enregistré les forfaits de plusieurs stars: Rafael Nadal (3e mondial), Dominic Thiem (4e) ou encore Roger Federer (6e), Stan Wawrinka (21e) et Nick Kyrgios (50e). La dotation du tournoi, l’un des premiers à avoir été annulés l’an dernier à cause de la pandémie, recule de 16,7 millions de dollars en 2019 à 6,68 millions de dollars cette année.

«J’espère que l’ATP ou quelqu’un trouvera le moyen d’améliorer les prize money pour les ramener à leur niveau (d’avant la pandémie), mais c’est comme ça pour le moment», a ajouté le joueur de 21 ans.

Des contrats et des sponsors

D’après lui, de nombreux joueurs se forcent à subir les contraintes sanitaires plus ou moins lourdes imposées par les organisateurs à cause de contrats et de sponsors qui les obligent à jouer. «Sans ça, j’ai l’impression que de nombreux joueurs ne joueraient pas du tout», a-t-il ajouté.

Denis Shapovalov a affirmé qu’à titre personnel il était tenu par des obligations contractuelles de jouer mais qu’il allait néanmoins réduire le nombre de ses tournois, cette saison, car il n’avait pas envie de passer l’année confiné dans une chambre d’hôtel, à cause des bulles sanitaires.

Le 3 mars, l’ATP avait annoncé qu’elle aiderait les organisateurs de tournois ATP 250 et 500 programmés entre l’Open d’Australie (qui s’est achevé le 21 février) et Wimbledon (28 juin-11 juillet).

(AFP)

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