Tournée de Kamala Harris - Les États-Unis veulent «asseoir leur hégémonie», critique Pékin
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Tournée de Kamala HarrisLes États-Unis veulent «asseoir leur hégémonie», critique Pékin

Alors que la vice-présidente américaine Kamala Harris, en tournée en Asie, a émis des critiques envers Pékin, la Chine a répliqué vertement mardi.

À Singapour, Kamala Harris a accusé Pékin d’exercer des pressions et intimidations sur les pays du pourtour de la mer de Chine méridionale. 

À Singapour, Kamala Harris a accusé Pékin d’exercer des pressions et intimidations sur les pays du pourtour de la mer de Chine méridionale.

AFP

La Chine a accusé mardi les États-Unis de jouer du droit pour «asseoir leur hégémonie», en réponse à des critiques contre Pékin de la vice-présidente américaine Kamala Harris, en visite à Singapour.

En visite en Asie au moment où Washington cherche à renforcer ses alliances face à la Chine, Kamala Harris a accusé Pékin mardi d’exercer des pressions et intimidations sur les pays du pourtour de la mer de Chine méridionale. «Pékin continue à exercer des pressions, à intimider et à avoir des revendications sur l’essentiel de la mer de Chine méridionale», a-t-elle déclaré dans un discours qui présentait les grandes lignes de la politique extérieure de l’administration Biden en Asie.

Opprimer et intimider impunément

«Les États-Unis peuvent diffamer, opprimer et intimider d’autres pays sans en payer le moindre prix», lui a rétorqué un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, en faisant allusion à l’intervention américaine en Afghanistan. «Les États-Unis usent toujours du droit pour justifier leur égoïsme et asseoir leur hégémonie», a-t-il souligné lors d’un point presse régulier. «Mais combien de personnes y croiront (encore)?», s’est-il interrogé en évoquant la situation en Afghanistan qui «montre clairement», selon lui, ce qu’est le droit selon les États-Unis.

La Chine revendique presque la totalité de la mer de Chine méridionale, une zone maritime aux ressources importantes et par laquelle passe une grande part du commerce mondial. Mais quatre pays d’Asie du Sud-Est, les Philippines, le Vietnam, la Malaisie et Brunei, ainsi que Taïwan, ont des revendications de souveraineté concurrentes sur la zone.

Pékin a été accusé de déployer des équipements militaires, dont des lance-missiles, et d’ignorer une décision d’un tribunal international de 2016 qui a jugé sans fondement la plupart de ses revendications historiques. Les tensions se sont aggravées ces derniers mois entre Pékin et les pays contestant ses revendications maritimes.

La visite de Kamala Harris en Asie succède à celle du chef du Pentagone Lloyd Austin le mois dernier, qui avait aussi sévèrement critiqué les revendications chinoises dans cette zone disputée. Mais la crise en Afghanistan a renforcé les doutes sur la crédibilité du soutien américain pour ses partenaires et jeté une ombre sur la visite en Asie du Sud-Est de Kamala Harris.

(AFP)

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