Hockey: Les étrangers au compte-gouttes
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HockeyLes étrangers au compte-gouttes

Réunis en assemblée, les clubs ont décidé de maintenir les contingents en matière de joueurs importés, à savoir 4 en LNA et 2 en LNB, lors de la saison 2011-2012.

par
Grégory Beaud
Chris McSorley n'adhère pas à la décision de l'assemblée des clubs.

Chris McSorley n'adhère pas à la décision de l'assemblée des clubs.

«Nous allons respecter cette décision, mais c'est une grande déception pour nous», avoue Chris McSorley. En conclave à Ittigen, les clubs ont voté à une grande majorité le maintien des limites concernant les mercenaires. Parmi les opposants figurait Genève. «Les salaires des joueurs suisses explosent, poursuit l'entraîneur des Vernets. Nous sommes arrivés à un point où beaucoup de joueurs en Suisse sont mieux payés que certaines individualités évoluant en NHL. C'est totalement absurde.» Chris McSorley ajoute­ un exemple à son plaidoyer: «Prenez le cas de Laurent Meunier. Il est actuellement à la recherche d'un club, alors même que la législation pourrait lui permettre de jouer en Suisse­ grâce à son passeport français. En LNA, il pourrait tenir un rôle en ne coûtant pas cher. Un nombre plus élevé d'étrangers constituerait une solution simple pour limiter l'inflation.»

Alors pourquoi les clubs ont-ils maintenu cette règle? «Sans doute que les organisations ayant de l'argent veulent encore surpayer certains joueurs», développe le boss des Aigles. Pour son club, il sera à nouveau contraint de faire face à des crève-cœur en vue du prochain championnat: «Cette décision nous forcera à repenser le tout l'été prochain. Cette année, nous avons déjà dû nous séparer de Juraj Kolnik, Reto Suri et Marco Maurer, et prêter Benjamin Conz afin de nous offrir les services de Dan Fritsche.»

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