Actualisé 15.07.2010 à 16:00

Affaire PolanskiLes étrangers devraient montrer patte blanche

Eveline Widmer-Schlumpf tire les leçons de l'affaire Polanski et souhaite changer la législation concernant l'achat immobilier en Suisse.

Le chalet de Roman Polanski, à Gstaad.

Le chalet de Roman Polanski, à Gstaad.

Avant qu'une personne vivant à l'étranger achète une maison sur territoire helvétique, la Suisse devrait contrôler si elle est recherchée au niveau international.

Les détails de cette nouvelle réglementation doivent encore être étudiés, a indiqué jeudi le porte-parole de la ministre de la justice Guido Balmer, confirmant une information du Tages-Anzeiger.

Roman Polanski a pu acheter un chalet à Gstaad (BE) en 2006 alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Et ceci bien que le dossier a passé devant l'Office fédéral de la justice.

Ce dernier doit accorder une dérogation pour une telle vente, la loi actuelle - appelée à être abrogée - interdisant les personnes vivant à l'étranger d'acquérir des biens fonciers en Suisse. Mais un contrôle dans le registre des personnes recherchées n'est actuellement pas pratiqué.

Le fait que le cinéaste a pu acheter son chalet fait partie des arguments utilisés par Mme Widmer-Schlumpf pour refuser d'extrader Roman Polanski. Le remettre à la justice américaine aurait été contraire au principe de la bonne foi: après qu'on lui a autorisé cette acquisition, le cinéaste ne pouvait pas s'attendre à ce qu'on l'arrête en Suisse.

(ats)

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