Actualisé 22.02.2014 à 16:22

Genève

«Les étudiants ne doivent pas mourir pour rien»

Près de 200 personnes se sont réunies samedi, place des Nations, en soutien au peuple vénézuélien. Des soulèvements étudiants ont été très violemment réprimés dans ce pays d'Amérique latine.

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Calmes mais déterminées. Les 200 personnes présentes samedi matin autour de la chaise cassée de la place des Nations, à Genève, contenaient leur colère en chantant. Mais le ton des pancartes brandies trahissait la rage qui les habitent: «Maduro tue les étudiants», pouvait-on ainsi lire sur l'une d'entre elles. Président du Venezuela, Nicolas Maduro fait face depuis plusieurs semaines à immense vague de protestation populaire, notamment emmenée par les milieux universitaires.

Les manifestations ont été réprimées dans le sang dans la capitale Caracas, faisant des dizaines de morts. Le peuple gronde face à des conditions de vie qu'il juge inacceptables. Samedi, devant le siège genevois de l'ONU, les personnes se sont mobilisées pour faire écho aux revendications du peuple sud-américain et dénoncer les exactions du pouvoir en place. «Nous voulons la paix, la justice, la liberté d'expression et le respect des vies humaines», a lancé une expatriée dans la langue de Cervantès. «Le printemps sud-américain est en marche», a martelé un autre.

Une femme présentée comme la tante du leader de l'opposition vénézuélienne récemment arrêté, Leopoldo Lopez, a harangué la foule, des trémolos dans la voix: «Le peuple se fait tuer par l'armée, pourquoi les institutions internationales ne réagissent-elles pas?, s'est-elle offusquée. Nous nous sentons abandonnés, c'est le moment d'agir! Les étudiants ne doivent pas mourir en vain.»

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