Actualisé 04.02.2020 à 15:09

SuisseLes étudiants préfèrent leur région linguistique

La proportion d'étudiants alémaniques qui choisissent d'aller en Romandie est en baisse presque constante depuis le début des années 2000. Les Romands font plus facilement le pas.

La barrière de rösti n'est pas un mythe pour les étudiants.

La barrière de rösti n'est pas un mythe pour les étudiants.

Keystone

Rares sont les étudiants suisses qui osent débuter des études dans une haute école située dans une autre région linguistique. Cette tendance est même à la baisse pour les germanophones, qui ne sont plus que 3% à franchir la barrière de rösti en 2018.

Cette proportion est en baisse presque constante depuis le début des années 2000, ils étaient alors environ 5% à s'expatrier vers les autres régions linguistiques. Les francophones ont fait le chemin inverse, pour passer de 3% à 5% d'étudiants à entamer leurs hautes études dans une autre langue, selon une étude de l'Office fédéral de la statistique publiée fin janvier.

Des Tessinois très mobiles

La situation est différente pour les italophones, où l'offre d'études de l'Université de la Suisse italienne est plus limitée. 84% des nouveaux étudiants universitaires italophones et un tiers des entrants des hautes écoles spécialisées (HES) ont débuté dans une haute école hors de leur région linguistique.

Les universités suisses attirent plus facilement hors des frontières nationales que des frontières linguistiques. Au niveau du doctorat, 57% des nouveaux étudiants viennent de l'étranger, notamment à l'EPFL où ce taux est de 85%. Dans les programmes de master, ils sont 34% dans les hautes écoles spécialisées et 28% dans les universités. Ce sont les Français et les Allemands qui se montrent le plus intéressé à venir étudier en Suisse.

Les formations en sciences exactes et naturelles, en arts et en économie et service sont celles qui attirent le plus sur le plan international. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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