Actualisé 03.10.2018 à 06:48

BrexitLes Européens comme les autres immigrés à Londres

Le gouvernement britannique veut donner la priorité aux travailleurs qualifiés en supprimant la libre circulation des citoyens européens.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi de nouvelles règles en matière d'immigration au Royaume-Uni, qui entreront en vigueur après le Brexit, et donneront la priorité aux travailleurs qualifiés en supprimant la libre circulation des citoyens européens.

«Quand nous quitterons (l'Union européenne), nous mettrons en place un système d'immigration qui met fin, une fois pour toute, à la libre circulation» des citoyens européens au Royaume-Uni, a déclaré la cheffe du gouvernement dans un communiqué. «Ce sera un système basé sur les compétences des travailleurs, et non sur leurs origines».

«Ce nouveau système permettra de réduire l'immigration des personnes peu qualifiées», a ajouté la cheffe du gouvernement. «Il mettra le Royaume-Uni sur la voie d'une immigration réduite à des niveaux viables, comme promis».

Réduire le solde migratoire

Theresa May s'était engagée, dans le programme présenté pour les élections législatives de juin 2017, à réduire le solde migratoire à moins de 100'000 personnes par an, contre 273.000 en 2016. La dirigeante britannique devrait détailler ce nouveau système dans un discours qu'elle prononcera mercredi au congrès du Parti conservateur, à Birmingham (centre de l'Angleterre).

Selon ces nouvelles règles, les personnes souhaitant s'installer outre-Manche devront attester d'un certain niveau de revenu, pour garantir qu'elles n'occupent pas des emplois «qui pourraient être pourvus» par la population britannique. Les visas délivrés aux étudiants ne seront pas soumis aux mêmes critères.

Les citoyens de l'Union européenne sont actuellement libres de s'installer et de travailler au Royaume-Uni, une situation qui doit prendre fin à l'issue de la période de transition post-Brexit, en décembre 2020, en cas d'accord entre Londres et Bruxelles sur les conditions de la sortie britannique de l'UE.

Ce nouveau système s'appuie sur les recommandations formulées par le Comité consultatif sur les migrations (CAM) dans un rapport adressé au gouvernement et publié le 18 septembre. Le directeur du CAM, Alan Manning, avait pris part, le 24 septembre, à une réunion du cabinet, qui rassemble les principaux ministres britanniques, pour exposer ses conclusions.

Dans cette étude, le CAM recommandait d'élaborer un système d'immigration qui n'offre aucune préférence aux citoyens issus de l'Espace économique européen si la question de l'immigration n'est pas intégrée aux négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Downing Street a précisé qu'un Livre Blanc sur l'immigration sera publié dès cet automne, tandis qu'un projet de loi sera présenté en 2019. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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