Succession DSK: «Les européens sont en position de faiblesse»
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Succession DSK«Les européens sont en position de faiblesse»

Le FMI cherche son nouveau président. La campagne est ouverte, et Berne a son mot à dire via René Weber, du conseil d'administration de l'institution.

La Suisse s'est prononcée contre un soutien a priori à un candidat européen pour la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Selon René Weber, représentant suisse au conseil d'administration de l'institution cité dans «Der Sonntag», il serait même «positif qu'une personne extérieure à l'Europe mette en lumière les points faibles à l'intérieur de la zone euro.» Le fait que «beaucoup de pays de l'Union européenne soient devenus des bénéficiaires de crédits met les pays européens dans une position de faiblesse», ajoute-t-il.

Le Suisse fait partie du collège qui déterminera qui doit remplacer DSK. Son avis est partagé par l'Australie et l'Afrique du Sud, qui ont appelé hier à un changement de l'accord international qui attribue de facto la présidence du FMI à un candidat européen.

La campagne est ouverte

Jusqu'à hier, la majorité des leaders politiques européens soutenaient la ministre française de l'Économie Christine Lagarde dans la course à la succession de Dominique Strauss-Kahn. Mais hier, le ministre belge des Finances Didier Reynders a rompu le consensus. Il s'est dit lui-même intéressé par le poste. «Ce sont des fonctions qui ne se refusent pas», a-t-il ajouté.

La campagne est désormais ouverte. Didier Reynders, un libéral francophone âgé de 52 ans, a fait valoir sa longue expérience en tant que ministre des Finances. Il se pose en recours «légitime» en cas de retrait de la Française. D'autres candidats se sont proposés, comme le Méxicain Agustin Carstens et le Kazakh Grigori Martchenko. (ats/afp)

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