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PandémieLes évaluateurs de la réponse mondiale au Covid dévoilés

La résolution approuvée en mai par l’Assemblée mondiale de la santé prévoyait une «évaluation entière et indépendante». Les treize experts sont désormais désignés.

L’ancienne première ministre néo-zélandaise Helen Clark et  la présidente du Libéria Ellen Johnson-Sirleaf, chapeautent le groupe d’experts internationaux.

L’ancienne première ministre néo-zélandaise Helen Clark et la présidente du Libéria Ellen Johnson-Sirleaf, chapeautent le groupe d’experts internationaux.

AFP

Tous les membres du comité indépendant chargé d’évaluer la réponse de l’OMS et des Etats à la pandémie de coronavirus sont désormais connus. Les deux co-présidentes Helen Clark et Ellen Johnson Sirleaf ont annoncé jeudi les 11 personnes qui travailleront avec elles.

Les anciennes Premier ministre néo-zélandaise et présidente du Liberia ont analysé 120 candidatures. Parmi les collègues qu’elles ont désignés ne figure aucun Suisse. Elles ont choisi des personnalités comme l’ancienne présidente de Médecins Sans Frontières (MSF) Joanne Liu et l’ancien chef de la diplomatie britannique David Miliband, actuellement patron de l’ONG International Rescue Committee.

Joanne Liu avait ciblé à plusieurs reprises la réponse, notamment celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors de la récente épidémie d’Ebola alors que les travailleurs de santé étaient victimes de violences. Elle avait été parmi ceux qui avaient appelé à un dispositif plus proche des communautés.

A l’aune des accusations américaines

Le lancement de ce mécanisme avait été décidé en mai dernier par les Etats membres de l’OMS, notamment après les accusations américaines contre le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus auquel les Etats-Unis reprochent d’avoir mal piloté la réponse. La résolution approuvée par l’Assemblée mondiale de la santé prévoyait une «évaluation entière et indépendante» sur l’action de l’OMS et le fonctionnement du Règlement sanitaire international et de ses comités, mais aussi sur l’attitude des différents Etats.

Le dispositif co-présidé par Helen Clark et Ellen Johnson Sirleaf, dont le secrétariat est établi à Genève, entamera, lui, ses travaux dans deux semaines et se réunira environ toutes les six semaines. Il doit entendre les Etats, les représentants de l’OMS, des spécialistes, le secteur privé, la société civile et la population. Ses membres vont rendre des évaluations intermédiaires en octobre, en novembre et en janvier, avant leur rapport en mai prochain à nouveau lors de l’Assemblée mondiale de la santé.

(ATS/NXP)

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