Université de Genève – Les exas se feront sur place, sans pass et masqué 
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Université de GenèveLes exas se feront sur place, sans pass et masqué

Les modalités des évaluations de janvier viennent d’être annoncées. L’institution maintient le présentiel, mais abandonne l’obligation du certificat Covid.

par
Leïla Hussein
L’association faîtière des étudiants souhaite qu’une session de rattrapage soit mise en place avant l’été pour les personnes qui seraient absentes en raison du Covid.

L’association faîtière des étudiants souhaite qu’une session de rattrapage soit mise en place avant l’été pour les personnes qui seraient absentes en raison du Covid.

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Les étudiants de l’Université de Genève (Unige) sont désormais fixés. Les examens auront bien lieu en présentiel. Jeudi, le rectorat a dévoilé les modalités des évaluations qui auront lieu en janvier. Dans sa communication, l’institution indique qu’elles se feront sur place.

Exas présentiels plus égalitaires

En revanche, «afin de simplifier au maximum la participation de toutes et tous, la session ne sera pas soumise à l’obligation de présenter un certificat Covid», écrit l’Alma mater. A la place, les étudiants devront porter le masque et les salles seront remplies au deux tiers de leur capacité.

Ces modalités d’examen ont été privilégiées par la plupart des hautes écoles suisses. «Au niveau national, il y a une volonté de l’enseignement supérieur de privilégier le présentiel, indique Marco Cattaneo, porte-parole de l’Unige. Cela permet de garantir un traitement égalitaire. Sans oublier que cela offre un contact avec le corps enseignant lors des examens, ce qui est évidemment une plus value.»

Rattrapages exigés avant l’été

De son côté, l’association faîtière et syndicat des étudiants de l’Unige (CUAE) estime que les épreuves en présentiel sont une bonne chose. Toutefois, en raison de la situation sanitaire, certains ajustements sont nécessaires. «Avec la recrudescence des cas Covid actuellement, beaucoup d’étudiants risquent d’être malades ou à l’isolement durant la session de janvier», craint Jules Stassen, membre du comité.

Aussi, la CUAE souhaite que ces personnes puissent repasser les contrôles avant les rattrapages de juin, afin de ne pas allonger leur cursus universitaire. «Il faut leur proposer une alternative pour que la situation ne leur porte pas préjudice.» Dans le cas contraire, l’association s’attend à ce que des étudiants enfreignent leur quarantaine et se rendent aux sessions de tests malades.

Modalités jugées «irresponsables»

En l’état, les modalités, qui ne prévoient pas de dates de rattrapage avant l’été prochain, sont jugées «déraisonnables et irresponsables. L’Université pourrait, par exemple, mettre en place quelques jours d’examens avant le début du deuxième semestre en février. Ca demande du travail, mais c’est faisable», estime Jules Stassen.

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