Les experts se perdent en conjectures sur les voleurs
Actualisé

Les experts se perdent en conjectures sur les voleurs

Il n'y a pour l'instant aucun indice pour confondre les voleurs de quatre tableaux dans un musée zurichois.

Le mystère reste entier sur les motivations et l'identité des trois hommes qui ont braqué dimanche la Collection E. G. Bührle. Les enquêteurs examinent diverses informations émanant de la population. Interpol est impliqué dans les recherches. «Quelques minutes après le vol, tous les postes frontière ont été informés», a indiqué hier le porte-parole de la police zurichoise, Marco Cortesi, à l'occasion d'une visite des lieux organisée à l'intention des médias.

La police a abandonné hier la piste d'une voiture blanche qui aurait permis de faire un lien entre le vol des quatre toiles à Zurich et celui de deux Picasso la semaine dernière à Pfäffikon (SZ). Les salles d'exposition du Musée E. G. Bührle ne sont pas équipées de caméras vidéos visibles. Elles sont par contre dotées de détecteurs de mouvement mis en fonction durant les heures de fermeture. En décrochant les quatre toiles dans la grande salle du rez-de- chaussée, les voleurs ont laissé des traces sur les murs. «Recouvertes de verre et munies d'une protection au dos, les huiles pesaient en moyenne 15 kilos», a expliqué le directeur du musée. Lukas Gloor espère que les voleurs conserveront les toiles avec leurs protections afin qu'elles s'abîment le moins possible.

La valeur totale des œuvres dérobées est estimée à 180 millions de francs.

(me/ats)

Le braquage des musées reste rare

Les attaques à main armée dans les musées sont extrêmement rares. A l’exception du vol au musée Munch d’Oslo en 2004, les malfaiteurs opèrent normalement durant les heures de fermeture, comme la semaine dernière à Pfäffikon (SZ), où deux Picasso ont disparu d’une exposition durant la nuit. «Des œuvres si connues ne peuvent pas être revendues sur le marché officiel», a estimé hier le directeur de la Collection Bührle, Lukas Gloor. De son côté, la police n’exclut pas que les malfrats exigent une rançon pour ces toiles.

Ton opinion