Attentats à Paris: Les faits, premiers bilans et mesures de sécurité
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Attentats à ParisLes faits, premiers bilans et mesures de sécurité

La France s'est réveillée samedi en état de sidération après une nuit effroyable au cours de laquelle 128 personnes ont été tuées dans une série d'attentats, dont des actions kamikazes.

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Les lieux où se sont déroulés les attaques du vendredi 13 novembre 2015, à Paris, en France.

Les lieux où se sont déroulés les attaques du vendredi 13 novembre 2015, à Paris, en France.

Les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir ont suscité une vague d'horreur et d'émotion à travers le monde. De Washington à Moscou, des Nations unies à l'Otan, dans toute l'Europe, les responsables ont condamné le carnage. (14 novembre 2015)

Les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir ont suscité une vague d'horreur et d'émotion à travers le monde. De Washington à Moscou, des Nations unies à l'Otan, dans toute l'Europe, les responsables ont condamné le carnage. (14 novembre 2015)

Keystone
Près du Bataclan, des retrouvailles dans l'émotion. (Vendredi 13 novembre 2015)

Près du Bataclan, des retrouvailles dans l'émotion. (Vendredi 13 novembre 2015)

Keystone

Un carnage à Paris! Paris a été touchée vendredi soir par une série d'attentats sans précédent menés par des hommes armés ou munis d'explosifs qui ont au moins 128 morts. Le président français François Hollande a rapidement décrété l'état d'urgence dans tout le pays pour la première fois depuis 1945.

Ces attentats, incluant un carnage dans une salle de spectacles et un attentat-suicide au Stade de France, ont aussi fait plus de 180 blessés. Selon les sources, entre 80 et 99 des blessés sont très grièvement atteints. Les autorités ont évoqué au moins huit assaillants et indiqué qu'ils avaient peut-être encore des complices ou des co-auteurs dans la nature.

Quelque 1500 spectateurs étaient présents au Bataclan, célèbre salle de concerts proche du lieu où des djihadistes avaient déjà décimé la rédaction du magazine satirique Charlie Hebdo en janvier, lorsque les assaillants ont fait irruption.

«Deux ou trois individus non masqués sont entrés avec des armes automatiques de type Kalachnikov et ont commencé à tirer à l'aveugle sur la foule», a raconté un journaliste de la radio Europe 1, Julien Pearce, présent dans la salle. «Ça a été extrêmement violent et il y a eu un vent de panique, tout le monde a couru vers la scène, il y a eu des scènes de piétinement», a-t-il ajouté.

Les assaillants «ont tiré en plein dans la foule en criant 'Allah Akbar'», a déclaré un témoin sur la radio France Info. Ils ont aussi invoqué l'intervention militaire française en Syrie pour justifier leur action, selon un autre témoin.

«Je les ai clairement entendu dire aux otages 'C'est la faute de (François) Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie'. Ils ont aussi parlé de l'Irak», a raconté ce témoin, Pierre Janaszak, à l'AFP. La France participe depuis septembre 2014 à la coalition contre le groupe Etat islamique en Irak et a élargi ses frappes aériennes à la Syrie en septembre.

Huit assaillants morts

Au moins six attaques simultanées à l'arme automatique ou à l'explosif ont été menées dans des quartiers très prisés les soirs de week-end ainsi qu'au Stade de France, au nord de la capitale. S'y déroulait un match amical de football France-Allemagne auquel assistait François Hollande.

Le bilan des attentats «pourrait atteindre voire dépasser les 120 morts», a annoncé le procureur de la République de Paris, François Molins. Huit assaillants ont été tués, dont sept en se faisant exploser, selon une source proche de l'enquête.

Les quatre assaillants du Bataclan sont morts lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre, dont trois en actionnant leurs ceintures d'explosifs. Trois kamikazes sont morts au Stade de France, dont un en se faisant exploser, et un autre boulevard Voltaire, à proximité du Bataclan. Ces attentats-suicide sont une première en France.

«Les terroristes, les assassins ont balayé avec des mitraillettes plusieurs terrasses de cafés. Et donc il y avait des victimes dans des conditions terribles, atroces à de nombreux endroits», a dit de son côté Michel Cadot, préfet de police de Paris.

Près de 80'000 personnes assistaient au match dans le stade qui a accueilli la finale de la Coupe du Monde en 1998 et tiendra de nouveau la vedette lors de l'Euro 2016. Le président François Hollande a été immédiatement évacué et les entrées et sorties du stade bouclées. Le match s'est poursuivi jusqu'au bout, et le public a finalement été évacué dans un calme relatif.

Conseil de Défense au matin

Devant l'ampleur des événements, les autorités ont recommandé aux habitants de la capitale d'éviter de sortir, sauf nécessité absolue, et les hôpitaux de Paris ont déclenché leur plan d'urgence. Ecoles et équipements municipaux, notamment sportifs, resteront fermés samedi.

Dans une allocution télévisée, le président a décrété l'état d'urgence sur tout le territoire et ordonné des renforts militaires de 1500 hommes à Paris, qui s'ajoutent aux 7000 soldats déjà déployés en permanence pour des missions de sécurité sur le territoire national depuis les attentats de janvier. «C'est une horreur», a-t-il dit.

Il a aussi mentionné le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières - déjà décidé dans la perspective de la conférence de Paris sur le climat (COP21) - et non «la fermeture» comme annoncé dans un premier temps. La Belgique a aussi mis en place un tel contrôle.

M. Hollande, qui a annulé un déplacement dimanche en Turquie pour un sommet du G20, s'est immédiatement rendu au Bataclan où il a promis un «combat impitoyable» contre le terrorisme. Un conseil des ministres exceptionnel s'est tenu au palais présidentiel de l'Elysée, et M. Hollande réunira un conseil de Défense samedi matin. Le parquet antiterroriste a été saisi.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a aussitôt condamné des «attaques odieuses et abjectes» et appelé «les musulmans de France à prier pour que la France puisse faire face à cette terrible épreuve dans le calme et dans la dignité». Plusieurs partis et personnalités politiques de tous bords ont annoncé la suspension de leur campagne pour les élections régionales, prévues les 6 et 13 décembre.

Le World Trade Center en bleu blanc rouge par solidarité

L'antenne de la tour du World Trade Center à New York s'est illuminée vendredi soir aux couleurs du drapeau français, en solidarité avec la France après les attentats meurtriers de Paris, alors que l'Empire State éteignait ses lumières.

«Les lumières du One World Trade Center en bleu, blanc rouge, par solidarité avec le peuple de France», a tweeté dans la soirée le gouverneur de New York, après avoir ordonné ce geste symbolique fort, en haut de la plus haute tour des Etats-Unis, construite sur le site des attentats du 11-Septembre.

Andrew Cuomo a précisé que l'antenne resterait ainsi illuminée pendant plusieurs jours, «par solidarité avec le peuple de France, comme ils l'ont fait pour nous dans nos moments de tragédie».

«Nous partageons leur deuil de ceux qui sont morts, et leurs prières pour les blessés ou ceux qui ont perdu des êtres chers», a-t-il ajouté. «Et nous continuons à nous tenir à leurs côtés dans notre engagement pour un monde libre et en paix».

L'Empire State Building, illuminé en blanc vendredi soir, a ensuite éteint toutes ses lumières, sa facade plongée dans le noir, «en soutien à Paris après les attentats terroristes», a précisé une porte-parole.

Plus tôt dans la soirée, le maire de New York Bill de Blasio avait lui aussi exprimé la solidarité des New-Yorkais, après les «actes de violence insensés» ayant frappé Paris.

«Les New-Yorkais ont le coeur brisé de voir notre cité soeur de Paris encore frappée par des actes insensés de violence, et nous sommes solidaires des Parisiens et de la maire (de Paris Anne) Hidalgo en ces moments tragiques», a déclaré Bill de Blasio dans un communiqué.

La police de New York a annoncé qu'elle renforçait «par précaution» les mesures de sécurité après les attentats de Paris, notamment près des bâtiments officiels français.

Réaction de Barack Obama:

(nxp/afp)

De Washington à Téhéran, les pays du monde entier ont condamné les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir, suscitant une vague d'horreur et d'émotion. Le groupe Eagles of Death Metal, qui jouait pendant l'attentat au Bataclan, aurait échappé au massacre

De Washington à Téhéran, les pays du monde entier ont condamné les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir, suscitant une vague d'horreur et d'émotion. Le groupe Eagles of Death Metal, qui jouait pendant l'attentat au Bataclan, aurait échappé au massacre

De Washington à Téhéran, les pays du monde entier ont condamné les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir, suscitant une vague d'horreur et d'émotion. Le groupe Eagles of Death Metal, qui jouait pendant l'attentat au Bataclan, aurait échappé au massacre

De Washington à Téhéran, les pays du monde entier ont condamné les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir, suscitant une vague d'horreur et d'émotion. Le groupe Eagles of Death Metal, qui jouait pendant l'attentat au Bataclan, aurait échappé au massacre

(NewsXpress)

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