Médias – Les fake news inquiètent près d’un Suisse sur deux
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MédiasLes fake news inquiètent près d’un Suisse sur deux

Selon une étude zurichoise publiée lundi, deux tiers des personnes confrontées à la désinformation se tournent vers les médias journalistiques et les autorités pour vérifier les infos.

Les médias journalistiques professionnels sont une source d’infos sûres pour deux tiers de la population suisse, révèle une étude zurichoise publiée lundi.

Les médias journalistiques professionnels sont une source d’infos sûres pour deux tiers de la population suisse, révèle une étude zurichoise publiée lundi.

Photo d’illustration/Getty Images via AFP

Près de la moitié des Suisses estiment que les fake news sont un problème important, voire très important. Et près d’un quart avoue tomber souvent ou très souvent sur de fausses informations. La faute en premier lieu aux réseaux sociaux, selon une étude de l’Université de Zurich qui confirme lundi à quel point la pandémie de coronavirus a servi de catalyseur au phénomène de la désinformation en Suisse.

Réalisée fin 2020 par le fög, le Centre de recherche sur le public et la société de la Haute École zurichoise, l’enquête révèle que les sources de fake news sont les réseaux sociaux (62%), les médias alternatifs (39%), les portails vidéo (36%) ou les applications de messagerie (28%). Les médias journalistiques professionnels tels que les sites d’info (20%) ou la télévision (13%) sont moins souvent cités comme source de désinformation.

Éclairer les faits

Bien au contraire, c’est vers les médias journalistiques professionnels que se tournent les deux tiers de la population pour vérifier le contenu des infos qu’ils jugent suspectes, juste après la Confédération et les autorités (68% des sondés). «Les médias professionnels de qualité aident notamment en période de crise à éclairer les faits et chiffres et à limiter les tendances à la désinformation», écrit le fög dans son communiqué.

D’ailleurs, si les médias ont encore accordé une très grande attention à la thématique du coronavirus pendant la deuxième vague, la proportion de contenus médiatiques très positifs vis-à-vis des autorités demeure faible (0,3%), affirme le fög. «Le reproche fait aux «reportages obséquieux» dépourvus de critique ne se confirme donc pas», conclut le centre zurichois.

(comm/egr)

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