Valais: Les familles valaisannes pour le temps partiel
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ValaisLes familles valaisannes pour le temps partiel

Pour mieux concilier vie familiale et emploi, les parents doivent pouvoir travailler à temps partiel, estime une majorité de familles interrogées pour une étude présentée vendredi à Sion.

Maurice Tornay (centre) a présenté la recherche, vendredi, à Sion.

Maurice Tornay (centre) a présenté la recherche, vendredi, à Sion.

La recherche présentée par l'Etat du Valais se base sur les réponses de plus de mille familles valaisannes, y compris monoparentales, avec enfant(s) de moins de douze ans. Elle révèle notamment que le modèle d'organisation plébiscité est le travail à temps partiel pour la mère comme pour le père.

Mais il s'agit plus d'un modèle rêvé que vécu: «il est en effet bien loin d'être réalisé puisqu'il concerne seulement 5% des couples», a souligné Nicole Langenegger Roux, responsable du Secrétariat valaisan à l'égalité et à la famille, à l'origine de l'étude.

Flexibilité souhaitée

Sans surprise, les familles qui rencontrent le plus de difficultés à concilier vies familiale et professionnelle sont les familles monoparentales. Mais dans un canton où 75% des mères en couple et 88% des mères seules travaillent, on peut dire qu'une conciliation facilitée s'avère importante pour la majorité des parents.

Ce que ces derniers réclament le plus, c'est la flexibilité, indique Nicole Langenegger Roux. Flexibilité des horaires de travail, mais aussi des horaires des structures d'accueil. Car si près de la moitié des familles recourent aux grands-parents pour garder leurs enfants, un quart environ d'entre elles utilisent des garderies.

Différences régionales

La recherche révèle d'importantes différences entre les parties francophone et germanophone du canton. Ainsi, l'insertion professionnelle des mères d'enfants de moins de 12 ans se situe dans la moyenne suisse dans le Bas-Valais (79%) et le Valais central (81%), mais n'est que de 60% dans le Haut-Valais.

La différence est aussi notable en ce qui concerne la meilleure organisation familiale souhaitée: Si le temps partiel pour les deux parents remporte l'adhésion dans la partie francophone (entre 45 et 49%), il recueille nettement moins de suffrages dans le Haut-Valais (27%).

Employeurs sollicités

Pour la première fois, le Valais dispose ainsi de ses propres chiffres en matière de conciliation travail-famille. De quoi réajuster sa politique familiale.

Le canton va notamment s'atteler à sensibiliser les entreprises à la flexibilité. Une réflexion sera aussi menée sur une éventuelle participation des employeurs au financement des structures d'accueil.

«Il y a plusieurs schémas possibles. Nous sommes réticents à une ponction linéaire sur l'ensemble de la masse salariale. Nous aimerions un modèle plus fin par type d'activité», a précisé Maurice Tornay, chef du Département valaisan des finances et des institutions. (ats)

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