Actualisé 14.12.2009 à 21:25

Coupe du mondeLes fans suisses risquent gros

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) craint pour la sécurité des supporters qui voyageront en Afrique du Sud pour assister à la Coupe du monde.

de
Julien Caloz

«Les criminels sont fréquemment armés et agissent avec brutalité: vols, vols de voitures sous la menace ou avec recours à la violence, viols, enlèvements et meurtres.» Bienvenue en Afrique du Sud! Rafraîchies le 27 novembre dernier, les

informations du DFAE promettent un séjour périlleux aux supporters suisses.

Au-delà des recommandations d'usage, Berne rappelle les pratiques effrayantes dans le pays organisateur de la Coupe du monde. «Ne sortez jamais seul la nuit», peut-on lire sur le site dfae.admin.ch. Balade en voiture? «Les risques d'accident de la route sont élevés (…) Gardez les portières de votre véhicule verrouillées et les vitres relevées.» Voyage en train? «Evitez si possible les gares de Johannesburg et du Cap.» Festivités à la buvette? «Il arrive que des personnes se voient offrir des boissons contenant de la drogue et se fassent dévaliser après les avoir ingérées.» Et, lorsqu'il faut payer, «soyez prudents si vous utilisez les distributeurs de billets, car ils peuvent être manipulés.» Bref, il ne reste plus qu'à endurer les coups. «En cas d'agression, n'opposez aucune résistance, car les assaillants n'hésitent pas à recourir à la violence.»

Présent en Afrique du Sud lors du tirage au sort, début décembre, Marco von Ah n'a pas vécu de «situation critique». Le chef de la communication de l'Association suisse de football estime néanmoins que «certains quartiers peuvent être inquiétants la nuit».

A l'heure où l'agence de voyages sportifs Travelclub enregistre une quantité importante de demandes pour le Mondial, le DFAE a précisé lundi qu'il souhaitait simplement «s'assurer que les fans puissent vivre pleinement

cette fête», selon son porte-parole, Erik Reumann.

Les drôles de pratiques des flics locaux

«Les trois quarts des conseils du DFAE concernent n’importe quel pays», estime Alec Wilkinson, Helvético-Sud-Africain basé à Neuchâtel, avant d’éclaircir:

«Il y a quelques années encore, certains policiers dressaient des «spot fine» (n.d.l.r.: amendes payables sur-le-champ) et encaissaient l’argent pour eux. Si cela devait arriver, il faut simplement demander le nom, le numéro d’agent et le commissariat auquel le policier est rattaché. Pour le reste, il faut juste faire preuve de bon sens.»

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!