Actualisé 10.01.2012 à 07:06

ColombieLes FARC veulent dialoguer

Selon un communiqué, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) veulent rencontrer le président, Juan Manuel Santos,et renouer le dialogue avec les autorités.

Le nouveau chef des FARC, Timoleon 'Timochenko' Jiménez, a publié un communiqué le 9 janvier 2012 sur le site internet du mouvement rebelle.

Le nouveau chef des FARC, Timoleon 'Timochenko' Jiménez, a publié un communiqué le 9 janvier 2012 sur le site internet du mouvement rebelle.

La guérilla des Farc s'est déclarée prête au dialogue avec le président colombien, Juan Manuel Santos, dans un communiqué, signé par son nouveau chef, Timoleon «Timochenko» Jiménez, et transmis lundi sur son site internet.

Il y a des sujets dont «nous aimerions parler à une éventuelle table de négociations», affirme le communiqué citant notamment les privatisations, la liberté absolue du commerce et de l'investissement, les atteintes à l'environnement.

«Timochenko» ne donne pas plus de détails sur sa proposition au président colombien et demande «de reprendre l'ordre du jour d'«El Caguán», en référence au dernier dialogue de paix entre les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) et le gouvernement colombien, alors dirigé par le président Andres Pastrana, qui avait échoué il y a près d'une décennie.

Faire entendre sa voix

Le conflit en Colombie «n'aura pas de solution tant que nos voix ne seront pas entendues», affirme le dirigeant des FARC, la guérilla la plus ancienne d'Amérique latine, avec près de cinquante ans de lutte armée.

«Timochenko», dont le véritable nom est Rodrigo Londono, a été nommé chef des Farc le 5 novembre 2011, un jour après la mort de son prédécesseur, Alfonso Cano, abattu lors d'une opération militaire. Après la mort de ce dernier, l'actuel président Juan Manuel Santos avait lancé un appel au dialogue aux Farc.

50 ans de guérilla

La Colombie est victime depuis près de 50 ans d'un conflit armé impliquant deux guérillas d'extrême gauche (les Farc, la plus importante, et l'ELN, Armée de libération nationale), des milices paramilitaires d'extrême droite, l'armée et par moments des bandes de narcotrafiquants.

La guérilla des Farc, fondée en 1964, compterait encore entre 8000 et 11'000 combattants, selon les estimations. Les Farc restent actives sur une grande partie du territoire colombien et ont tué 488 membres de l'armée et la police colombienne en 2010, selon des données officielles.

(ats)

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