Actualisé 14.01.2014 à 15:19

Cuba

Les Farc veulent encadrer la vente de drogue

La guérilla des Farc, qui mène des pourparlers de paix avec le gouvernement colombien à Cuba, a proposé mardi de «réguler» la production et la vente des produits des cultures illicites.

La rébellion demande la démilitarisation de zones de production et la fin des campagnes d'éradication du gouvernement contre ces cultures.

La rébellion demande la démilitarisation de zones de production et la fin des campagnes d'éradication du gouvernement contre ces cultures.

La rébellion demande notamment la démilitarisation des zones concernées. Cette proposition est basée sur «la reconnaissance de l'usage alimentaire, médicinal, thérapeutique et culturel» de ces cultures en Colombie ainsi que de leurs «possibilités artisanales et industrielles», a déclaré à la presse Pablo Catatumbo, un des dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui participe aux pourparlers lancés fin 2012 à La Havane.

Le projet des Farc, qui rappelle les initiatives menées en Uruguay et certains Etats américains pour le cannabis, «prévoit la fourniture de garanties et de conditions de sécurité à la population paysanne qui réside dans les zones concernées».

La rébellion demande la démilitarisation de ces zones de production et la fin des campagnes d'éradication du gouvernement contre ces cultures, a ajouté le délégué de la guérilla aux pourparlers.

Moyen de subsistance

En novembre, le chef suprême des Farc, Timoleon Jimenez, alias «Timochenko», s'était déjà déclaré en faveur de la «légalisation» des drogues en Colombie, arguant du «problème social» posé par les programmes d'éradication des cultures illégales, qui privent les paysans de leur moyen de subsistance.

De son côté, le gouvernement accuse les Farc d'être devenues un acteur important du trafic de drogue, ce que dément la rébellion marxiste, qui compte encore selon les autorités près de 8000 combattants.

La Colombie est l'un des premiers producteurs au monde de cocaïne avec le Pérou.

En pourparlers depuis novembre 2012, le gouvernement colombien et la guérilla discutent du troisième point de leur ordre du jour, le trafic de drogue, après avoir conclu des accords partiels sur le développement rural et la participation des Farc à la vie politique après un éventuel accord général de paix.

Deux autres points devront ensuite être abordés, les indemnisations aux victimes du conflit et l'abandon des armes par la guérilla, avant de procéder à une ratification d'un éventuel accord de paix. (ats)

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