Actualisé 28.01.2009 à 19:12

Colombie

Les FARC veulent libérer plusieurs otages dimanche

La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a l'intention de libérer dimanche plusieurs des six otages politiques qu'elle s'était engagée à relâcher.

Cette information a été donnée mercredi par la sénatrice désignée comme intermédiaire dans ce processus.

«La première remise (d'otages, ndlr) aura lieu dimanche», a annoncé la sénatrice Piedad Cordoba à des journalistes. Elle s'exprimait à l'issue d'une réunion avec des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui supervise l'aspect logistique de l'opération, et d'un expert dépêché par le Brésil, qui fournira des hélicoptères pour celle-ci.

La sénatrice a précisé que la guérilla des FARC lui avait remis les coordonnées géographiques du lieu où ces otages seraient relâchés. Elle n'a pas précisé combien des six otages que la guérilla s'était engagée le 21 décembre à libérer seraient remis dimanche.

Interrogée par l'AFP, elle a précisé que les otages seraient relâchés «en trois étapes».

Personnalité internationale

Les FARC avaient initialement annoncé dans un communiqué diffusé sur internet leur intention de libérer en deux étapes trois policiers, un militaire, un ancien député et un ex-gouverneur. Ceux- ci appartiennent au groupe des 28 otages dits «politiques», c'est-à- dire échangeables, du point de vue de la guérilla, contre des guérilleros capturés par les autorités.

La guérilla revenait ainsi sur sa décision de ne plus procéder à des libérations sans démilitarisation préalable de certaines régions du pays, annoncée début 2008. Elle précisait qu'il s'agissait d'un geste de «bonne volonté», dans le cadre d'un dialogue écrit entamé en septembre avec un groupe de personnalités de gauche.

Dans un communiqué diffusé le 7 janvier, la guérilla avait toutefois exigé la participation au processus d'une personnalité internationale agissant comme garante du processus, ce qui avait bloqué celui-ci pendant plusieurs semaines, faute d'accord entre les parties sur l'identité de ce garant.

Samedi, Piedad Cordoba a déclaré que la guérilla devrait en principe renoncer à cette exigence et que seuls les détails «logistiques» de l'opération restaient à régler.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!