Tunisie: Les Femen arrivent à Paris les poings levés
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TunisieLes Femen arrivent à Paris les poings levés

Les trois militantes du groupe féministe Femen libérées dans la nuit à Tunis après près d'un mois de détention pour une action seins nus, sont arrivées jeudi matin à l'aéroport de Paris-Orly.

Les militantes, deux Françaises et une Allemande, ont été accueillies à l'aéroport par la chef de file des Femen en France, Inna Shevchenko, et leur avocat Me Patrick Klugman. Elles se sont ensuite engouffrées dans un taxi sans faire de déclaration à la presse.

L'une de leurs camarades, Sarah Constantin, a toutefois brièvement raconté aux journalistes leurs retrouvailles: «On les a accueillies, on les a prises dans nos bras. Elles ont l'air fatiguées mais elles sont là, c'est l'essentiel!».

«On a gagné une partie du combat, mais tant qu'Amina (leur camarade tunisienne Amina Sbouï, emprisonnée depuis la mi-mai, ndlr) ne sera pas sortie de prison on continuera à se battre», a-t-elle ajouté.

Les trois militantes, en détention en Tunisie depuis près d'un mois pour une action seins nus, avaient retrouvé la liberté dans la nuit de mercredi et jeudi, quelques heures après avoir été condamnées en appel à une peine de quatre mois et un jour avec sursis.

Lors de l'audience d'appel mercredi, les jeunes femmes avaient pour la première fois exprimé des regrets pour leur action seins nus du 29 mai à Tunis en soutien à Amina Sbouï.

En première instance, les jeunes femmes avaient été condamnées à quatre mois et un jour de prison ferme, une peine dont la sévérité avait suscité les regrets de la France, l'Allemagne et l'Union européenne.

Jeudi matin, le gouvernement français a fait part de son «soulagement» après leur libération, une décision qui survient peu avant une visite début juillet dans ce pays du président François Hollande.

L'arrivée des Femen en vidéo

(ats)

«Soulagement» de Paris

Le gouvernement français a fait part jeudi de son «soulagement» après la libération des trois militantes européennes, une décision qui survient peu avant une visite début juillet dans ce pays du président François Hollande.

«Je partage le soulagement des familles», a déclaré la ministre du Droit des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

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