Zurich: Les femmes de ménage profitent de l'effet Fehr
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ZurichLes femmes de ménage profitent de l'effet Fehr

Le conseiller national UDC Hans Fehr et sa femme employaient au noir une requérante d'asile. Depuis que l'affaire a été rendue publique, un nombre inhabituel de personnes s'est annoncé pour régulariser les femmes de ménage.

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La semaine dernière, l'office de l'économie et du travail du canton de Zurich a déposé plainte contre l'élu Hans Fehr (UDC/ZH) et sa femme. Pendant un peu plus de deux ans, les deux employaient au noir une requérante d'asile comme femme de ménage.

Depuis que l'affaire a été rendue publique, de nombreuses personnes ont contacté les services d'assurances sociales. «Les gens se sont rendus compte qu'on ne pouvait pas engager comme ça des travailleurs au noir et que cela pouvait avoir des conséquences», se réjouit la porte-parole du centre de compétences en assurances sociales du canton de Zurich (SVA), Daniela Aloisi. En temps normal, une moyenne de 140 individus s'annoncent par semaine au SVA pour déclarer leurs femmes de ménages ou les profs d'appui engagés pour leurs enfants. Désormais, le service en compte plus de 175. «De nombreuses personnes nous ont contacté. Elles n'étaient pas certaines de devoir régulariser leurs femmes de ménage ou pas.» Dans le canton d'Argovie, le nombre de déclaration est passé de 40 à 66. A Berne et à Bâle, les chiffres n'ont en revanche pas bougé.

Pour rappel, l'annonce aux assurances est obligatoire à partir du 1er janvier de l'année où le travailleur accomplit sa 18e année. Peu importe la somme gagnée.

Une exception pour les nounous?

Nadja Pieren (UDC/BE) vient de déposer une motion visant à exempter des cotisations AVS les baby-sitter qui gagnent moins de 3000 francs par année. «Si tous les parents qui engagent une nounou pour quelques heures par mois doivent s'annoncer aux assurances sociales ça fait une surcharge de travail auprès des différents services de l'AVS», estime-t-elle.

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