Lausanne: Les femmes sifflent pour l'égalité

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LausanneLes femmes sifflent pour l'égalité

Pour célébrer les 20 ans de la Grève des femmes, des manifestantes se sont retrouvées mardi à Lausanne pour une série d'actions. Certains secteurs ont eu du mal à mobiliser les foules.

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Faire du bruit contre les inégalités, voilà l'objectif de la journée célébrant les 20 ans de la grève des femmes, organisée mardi en Suisse par plusieurs syndicats.

A Lausanne, les sifflets des militantes ont retenti mardi à 14h06 pendant soixante secondes sur les lieux de travail. «A la Riponne, il y avait au moins 500 participantes», estime Carine Carvalho, membre du Collectif 14 juin Vaud. Mais le public d'activistes est resté clairsemé dans certains secteurs.

Au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), seule une petite trentaine d'employées s'étaient donné rendez-vous sur le trottoir à proximité de l'hôpital. «Il a fallu assurer une permanence auprès des patients, aussi avons-nous organisé de petites actions tout au long de la journée», justifie Geneviève De Rahm, physiothérapeute et membre du Syndicat des services publics.

Peu de sifflets en Suisse alémanique

En début de soirée, plusieurs défilés et rassemblements ont attiré quelques milliers de personnes, dont 2000 à Zurich, 1500 à Lausanne, 1300 à Berne ou 1000 à Genève. Des femmes de toutes les générations s'y retrouvaient en forte majorité et dans une ambiance bon enfant, ont constaté des journalistes de l'ATS. Quelque 400 personnes se sont attroupées à Berne, 250 à Bâle, 200 à Genève ainsi que 150 à Fribourg, St-Gall et Winterthour (ZH).

Une centaine seulement étaient comptabilisées à Zurich, 60 à Schaffhouse ou 50 à Lugano. Ces rendez-vous ont été l'occasion de lâchers de ballons couleur fuchsia.

A l'université, on révise

Le campus universitaire de Dorigny de l'Université de Lausanne (Unil) a également eu droit à son stand de militantes tout au long de la journée. Cependant, pour nombre d'étudiants, les révisions passent avant l'égalité. «Je ne vais pas participer au mouvement parce que j'ai mes examens», explique Chloé, étudiante à l'Unil.

Damien, étudiant en Sciences sociales et politiques, soutiendra le mouvement depuis sa place à la Bibliothèque. Il est difficile de mobiliser les étudiants en temps d'examens.

Pourtant la problématique du jour touche l'université, comme l'explique Carine Carvalho: «Seules 20% de femmes occupent des postes de professeurs et dans ce secteur, concilier vie privée et vie professionnelle est quasiment impossible en Suisse.»

Une opinion que ne partagent pas certains. «Je n'ai pas l'impression qu'il y ait vraiment du sexisme à l'Uni, mais uniquement dans le monde du travail», lâchent en cœur Elisa, Virginie et Shana, assises devant la bibliothèque.

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