Italie: Les filles du journaliste disparu lancent un appel
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ItalieLes filles du journaliste disparu lancent un appel

Les deux filles du journaliste italien Domenico Quirico, disparu en Syrie depuis près de deux mois, ont lancé un appel samedi pour obtenir des informations à son sujet, dans un message vidéo diffusé sur le site du journal «La Stampa», pour lequel travaille le reporter.

L'enlèvement du journaliste italien dans les détails. Voici deux mois qu'il manque à sa famille.

Dans leur message, Metella et Eleonora se présentent comme «les filles du journaliste envoyé spécial du quotidien «La Stampa» qui a disparu depuis 50 jours» et s'adressent directement à la population syrienne.

Notre père se trouve dans votre pays pour raconter à l'Italie le drame de la Syrie et du peuple syrien», soulignent les deux jeunes filles, le regard triste, l'une brune aux cheveux courts, l'autre aux longs cheveux blonds. Une vidéo à voir ici.

Le message se poursuit par une demande «de toutes informations pouvant nous permettre de le retrouver et de l'embrasser de nouveau très vite».

«Nous demandons à toutes les personnes sachant quelque chose de contacter les autorités italiennes», ajoutent les deux soeurs dans leur appel sous-titré en anglais.

«Ciao papa, avec maman nous t'attendons bientôt», concluent les deux filles de M. Quirico, dans le message vidéo visible sur le site www.lastampa.it.

M. Quirico, 62 ans, spécialiste des conflits armés et entré en Syrie le 6 avril à partir du Liban, n'a pas donné de nouvelles depuis un contact avec sa femme et un texto (disant «je suis en Syrie») à un collègue de la radio publique RAI le 9 avril.

Le journaliste, qui a couvert à de nombreuses reprises les événements sur le continent africain, en Libye mais aussi au Soudan, au Darfour ou au Mali, avait prévenu qu'il garderait le silence pendant une semaine environ. Ce n'est que le 15 avril que le journal, en accord avec sa famille, a alerté les autorités italiennes.

Le Ministère des affaires étrangères a immédiatement activé son unité de crise, qui a lancé les recherches mais sans résultat jusqu'à présent.

Afin d'«éviter d'attirer l'attention sur Domenico dans une zone à haut risque d'enlèvement», «La Stampa» et les autres médias avaient d'abord gardé le silence.

Finalement, c'est le 29 avril que le directeur de «La Stampa», Mario Calabresi, a décidé de rendre publique sa disparition pour tenter d'obtenir des informations sur le reporter. (afp)

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