22.10.2020 à 18:34

CoronavirusLes fitness valaisans luttent contre leur fermeture

Après les décisions pour lutter contre la pandémie, prises mercredi par le Conseil d’État valaisan, la fronde s’organise.

Photo d’illustration.

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KEYSTONE

Des fitness indépendants du Valais romand contestent la décision du Conseil d’État de fermer leurs salles. Ils vont déposer un recours de droit administratif auprès du tribunal cantonal. Face à la hausse rapide des cas de coronavirus en Valais, le Conseil d’État a décidé de serrer la vis mercredi. Parmi les mesures prises figurent notamment l’interdiction de rassemblement de plus de dix personnes tant dans l’espace public que privé, et la fermeture des lieux de divertissement et de loisirs dans lesquels sont comptés les fitness.

«Je n’ai pas honte à le dire, j’ai pleuré de rage. Je vois notre conseiller d’État qui nous dit que pour ne pas mettre en péril la saison d’hiver, il faut fermer. Il dit que nous sommes un loisir, mais non ! Nous faisons partie du domaine de la santé», a lancé Ermino Pirali, propriétaire d’un fitness à Monthey interrogé sur les ondes de Rhône FM après avoir publié une vidéo sur Facebook.

Lui et d’autres fitness du canton ne «vont pas se laisser faire». Ils ont fait appel à l’avocat Jean-Luc Addor pour défendre leurs droits.

Documentation du risque souhaitée

Le conseiller national a prévu de déposer vendredi un recours de droit administratif auprès du tribunal cantonal, a-t-il indiqué à Keystone-ATS. Il compte aussi demander la restitution de l’effet suspensif qui a été retiré par le Conseil d’État pour des motifs de santé publique.

«Le tribunal cantonal devra se demander si on peut arriver à protéger la santé de la population par des mesures moins incisives, en adaptant, par exemple, le nombre de clients au nombre de m2 disponibles dans les salles», explique Jean-Luc Addor qui précise que ses clients «ne remettent pas en cause fondamentalement les mesures sanitaires».

Ce dernier appelle le gouvernement cantonal à établir une documentation du risque avant de restreindre des droits et des libertés. «Il faut identifier le rôle des fitness dans la chaîne de contamination», insiste-t-il, soulignant qu’à sa connaissance, il n’y a en eu aucune dans ces lieux.

Soutien de la faîtière nationale

Un argument également mis en avant par la Fédération suisse des centres fitness et de santé indépendants. «Nos systèmes de protection fonctionnent, et notre traçage est précis puisque nos espaces ne sont ouverts qu’à notre clientèle», ajoute Alain Amherd responsable auprès de la faîtière pour la Suisse romande et qui soutient à «100% la démarche valaisanne».

La fédération est actuellement en contact avec les cantons pour leur rappeler le rôle que les fitness jouent dans le système de santé. «On a vu les répercussions physiques et morales sur nos clients après la première fermeture», insiste Alain Amherd. Et d’espérer que la décision du Valais ne soit pas suivie par d’autres régions».

(ATS/NXP)

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