Forcené de Bienne: Les forces de l'ordre avares en informations
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Forcené de BienneLes forces de l'ordre avares en informations

De nombreuses questions restent ouvertes sur le dispositif déployé par la police cantonale bernoise pour capturer le forcené de Bienne.

Les autorités n'ont pas voulu préciser le nombre de policiers mobilisés, les ordres qu'ils ont reçus ou la stratégie déployée.

La police s'est également refusée à dire quel type d'arme utilise le forcené, si ce n'est qu'il s'agit d'un fusil. Quant au nombre de munitions qu'il aurait à disposition, les forces de l'ordre ne le savent pas.

Face aux critiques de la presse, le chef de la police cantonale pour la région Jura bernois-Seeland, François Gaudy, a justifié ces informations lacunaires par des raisons tactiques. «Nous ne savons pas quels moyens de communication le forcené a à disposition», a-t- il souligné vendredi matin.

François Gaudy n'a pas non plus voulu dire si les agents sur le terrain ont reçu l'ordre de tirer sur le fuyard. Mais celui-ci a montré qu'il est prêt à utiliser la violence, a précisé le responsable.

Quant au profil du forcené, il reste également très flou, la police n'ayant pas ou ne voulant pas donner de précisions à ce sujet. Elle n'a pas non plus de photos récentes de l'homme, a reconnu François Gaudy.

Ce dernier a une nouvelle fois rappelé que l'homme de 67 ans vivait reclus, qu'il connaît «chaque buisson, chaque balcon» du quartier et qu'il se déplace de nuit. Il a toujours un coup d'avance et a très probablement préparé son coup depuis des semaines voire des mois.

(ats)

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