Les forces de l'ordre ne baisseront pas la garde
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Les forces de l'ordre ne baisseront pas la garde

La sécurité a fait ses preuves. Aucun incident majeur n'a été signalé depuis le début de l'Euro 2008.

«Rien à signaler», a résumé lundi Christian Cudré-Mauroux. «On va donc garder le même dispositif, mais avec une réduction de la voilure puisque nous n'aurons plus le Stade de Genève à gérer», a poursuivi le commandant de la gendarmerie.

En clair, après le troisième et dernier match disputé dimanche à Genève, seuls les CRS et gendarmes français ne prêteront plus assistance aux forces de l'ordre genevoises. «Depuis le début de la compétition, seules 31 personnes ont été interpellées. La plupart pour des incidents liés à l'abus d'alcool, à des bagarres ou à l'usage d'engins pyrotechniques», a précisé l'officier.

Mais avec 23 personnes incarcérées à la prison provisoire de Palexpo, ce dispositif n'était-il pas surdimensionné? «Non. La forte présence policière a surtout joué un rôle préventif. Elle a permis aux agents d'intervenir très rapidement. Certains ont travaillé davantage pour l'Office du tourisme en renseignant les visiteurs que pour la sécurité publique», a-t-il encore plaisanté. Tout en rappelant que les hooligans identifiés avaient été facilement neutralisés.

«La visibilité de la police a fait ses preuves», a également reconnu Benedikt Weibel, le délégué du Conseil fédéral pour l'Euro. Même bilan largement positif du côté des autorités locales. «Genève a prouvé sa capacité d'organiser ce genre de grande manifestation sportive», s'est encore félicité le conseiller d'Etat Mark Muller.

Giancarlo Mariani

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