Les forces de l'ordre voient leur avenir en rose
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Les forces de l'ordre voient leur avenir en rose

GENEVE – Les femmes sont toujours plus nombreuses à craquer pour l'uniforme de la police. Neuf d'entre elles ont été assermentées hier.

«Il y a toujours les plaisanteries des machos qui s'imaginent que les femmes n'ont pas leur place dans la police, constate Naïka, gendarme de 23 ans. En compagnie de 39 autres aspirants, elle a prêté serment, hier, devant le Conseil d'Etat in corpore. Mais ces petits plaisantins sexistes feraient mieux de se méfier. «Le métier attire de plus en plus de femmes, principalement à la police judiciaire», note François Waridel, chef de la formation. En effet, pour la première fois de son histoire, la classe de police judiciaire est composée majoritairement de femmes. Depuis lundi, elles sont sept pour cinq hommes.

La gent féminine représente actuellement environ 10% des 1300 agents actifs dans les trois corps de police: la gendarmerie, la police judiciaire et la police de sécurité internationale. Hier, sur les quarante personnes qui ont prêté serment, près d'un quart étaient des femmes. «Ce n'est pas encore la parité, remarquait le président du Conseil d'Etat Charles Beer, mais on y travaille.» La question des femmes dans la police ne relève d'ailleurs pas uniquement de la parité. «Elles sont souvent meilleures que les hommes dans les affaires de violences conjugales», indique François Waridel. Cette évolution des mentalités s'est traduite par la nomination, en juin dernier, de Monica Bonfanti à la tête de la police cantonale. Un cas unique en Suisse.

Renaud Bournoud

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