Burkina Faso: Les forces de sécurité tirent sur les manifestants
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Burkina FasoLes forces de sécurité tirent sur les manifestants

Le gouvernement du Burkina Faso a retiré le projet de révision constitutionnelle à l'origine des manifestations qui ont dégénéré jeudi à Ouagadougou, a annoncé jeudi un porte-parole du gouvernement.

Les forces de sécurité chargées de protéger le secteur près du palais présidentiel burkinabé ont tiré des coups de feu et des gaz lacrymogènes à l'approche de manifestants, apprend-on jeudi de source diplomatique et auprès des services de sécurité. Trois corps sont restés au sol.

La foule a marché sur le palais présidentiel situé dans le secteur Ouaga 2000 de la capitale Ouagadougou après avoir auparavant pris d'assaut le bâtiment de l'Assemblée nationale et la télévision d'Etat, explique-t-on. Certains manifestants ont mis le feu à des parties du Parlement.

Les forces du sécurité qui gardaient la maison du frère du président Blaise Compaoré ont ouvert le feu alors que les manifestants tentaient de s'emparer de la propriété, laissant trois corps gisant sans mouvement sur le sol, a rapporté un témoin.

Réforme retirée

Au milieu de ces violences, le gouvernement a annulé le vote prévu jeudi d'une révision constitutionnelle et a appelé la population «au calme», a-t-on appris de source officielle.

«Le gouvernement a annulé le vote de la loi», a déclaré Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Dans un communiqué, le gouvernement a également «appelé les populations au calme et à la retenue», après le saccage de l'Assemblée par des manifestants.

(ats)

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