Actualisé 23.01.2013 à 13:43

MaliLes forces françaises progressent

Les forces terrestres françaises engagées au Mali «sont en train de remonter vers le nord» du pays, a annoncé mercredi matin le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

«Jusqu'à présent, nous avions fait en sorte qu'il y ait quelques forces terrestres à Bamako, pour sécuriser d'abord nos populations, nos ressortissants, les ressortissants européens et la ville de Bamako. Maintenant les forces terrestres françaises sont en train de remonter vers le nord», a-t-il déclaré à la radio RTL.

Résultats satisfaisants

M. Le Drian a estimé que l'intervention française contre les groupes islamistes «est en train de bien marcher» dans le secteur est de la zone de conflit.

«C'est un peu plus difficile à l'ouest, où nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés. Là, c'est en cours, mais c'est difficile», a-t-il poursuivi.

«On était bien conscient depuis le départ que c'était une opération très difficile. On a affaire à plusieurs centaines, plus d'un millier - 1200, 1300 - de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain», a-t-il souligné. «C'est la raison pour laquelle les forces françaises frappent les bases arrière, en particulier Gao, où l'opération a parfaitement réussi», a-t-il dit.

«On est en situation tout à fait positive par rapport à la semaine dernière, mais le combat continue et ce sera long. Le but, c'est de faire en sorte que le Mali retrouve sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire», a souligné le ministre de la Défense.

La France a déployé 800 soldats au Mali depuis le début de son intervention militaire jeudi, et ce dispositif doit être porté progressivement à 2500 hommes.

Les jihadistes ont coupé les télécommunications à Gao

Les jihadistes ont coupé les télécommunications dans la ville de Gao, dans le nord du Mali, afin d'éviter que les habitants ne donnent des informations aux militaires maliens et français, a-t-on appris auprès de ces habitants. Les positions des combattants islamistes étaient elles pilonnées.

«Ils ont coupé les communications, ils accusent des habitants de donner des informations aux militaires», a déclaré un habitant de Gao, à 1200 km au nord-est de Bamako, l'une des principales villes du nord du Mali, joint par l'AFP sur un téléphone satellitaire. Son témoignage était recoupé sur place par un enseignant, qui a précisé que les téléphones fixes et portables étaient concernés.

Plusieurs positions de combattants islamistes dans le centre de Gao et sa périphérie ont été la cible dimanche de bombardements d'avions de combat Rafale, qui ont notamment détruit des camps d'entraînement et des dépôts logistiques.

Gao est tombée sous le contrôle des jihadistes il y a plus de neuf mois. Ils se sont illustrés par leurs exactions, notamment des amputations d'hommes accusés de vol.

«Corps à corps» à Diabali

Des combats «au corps à corps» opposaient mercredi soldats français des forces spéciales et combattants islamistes à Diabali, à 400 km au nord de Bamako, ont indiqué deux sources de sécurité. L'armée malienne est aussi sur les lieux, a déclaré une source sécuritaire malienne.

L'information a été confirmée par une source de sécurité régionale, qui a précisé que la colonne de soldats français partie de l'aéroport de Bamako ne participait pas à ces combats mais se tenait «en alerte» à Niono, à 50 km au sud de Diabali, et à Markala, encore plus au sud.

Diabali a été prise lundi par les islamistes dirigés par l'Algérien Abou Zeid, un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La localité a été bombardée à plusieurs reprises mardi par l'aviation française, mais les islamistes ne l'ont pas pour autant totalement quittée. (afp)

Berlin met deux avions de transport à disposition

L'Allemagne va mettre deux avions de transport Transall à disposition de la Cédéao pour contribuer à l'opération militaire lancée le 11 janvier par Paris au Mali contre des islamistes.

«L'Allemagne va participer (...) avec un soutien logistique», en l'ocurrence «la mise à disposition d'appareils de transport de type Transall» à l'opération, a déclaré le ministres de la Défense Thomas de Maizière lors d'un point presse aux côté de son homologue des Affaires étrangères Guido Westerwelle, précisant qu'il s'agissait de «deux avions».

L'Italie prête à fournir un soutien logistique

L'Italie est prête à fournir un soutien logistique aux opérations militaires en cours au Mali, a indiqué mercredi le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi.

L'Italie est «prête à fournir un soutien logistique à l'opération», a-t-il affirmé lors d'une audition au Sénat. L'opération lancée par la France est cohérente avec la résolution 2085 du 20 décembre du Conseil de sécurité" de l'ONU, a-t-il ajouté.

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